Handicap : des sourires venus de Lituanie

Article publié le 25 septembre 2014
Article publié le 25 septembre 2014

Immersion en photos, dans le Kaunas Disabled Youth Day Center, qui accueille chaque jour des douzaines d'enfants avec des handicaps physiques, mentaux ou plus complexes. Le centre, né en 1997, propose de renforcer l'inclusion sociale de ces personnes à l'aube de leur vie d'adulte. 

Photographie, céramique et même un atelier de menuiserie. Depuis que le Kaunas Disabled Youth Day Center a ouvert ses portes, il s'est doté de plusieurs salles de rééducation ainsi que d'un espace externe pour l'activité physique de ses hôtes. Toutefois, les activités du groupe changent durant l'année et la psychologue du centre nous raconte comment au printemps, malgré les difficultés liées à la gestion de l'établissement, les enfants participent tout de même aux cours d'éducation sexuelle. Egle, 21 ans, est une des psychologues du centre. Elle explique aux jeunes comment approcher le sexe opposé, un processus fondamental pour que ces derniers puissent découvrir l'amour et être attirés par n'importe quelle autre personne.

La rééducation physique avant tout

Remigijus est un des hôtes qui aime se cultiver. Les sourires surmontent parfois le handicap et en disent plus que les mots.

Les dames ou les échecs sont des activités favorisant la stimulation neurologique. Ici on étudie l'adversaire et le prochain mouvement.

Les sourires tandis que l'on joue et tente de gagner. Ou la satisfaction du mouvement juste aux dames.

Les bénévoles soutiennent les activités quotidiennes permettant le bon déroulement des cours. Le sport est fondamental dans le processus de réadaptation psycho-physique, agrémenté d'un peu de narcissisme durant la partie de boules.

«Je veux voir ce que je peux réaliser avec mes handicaps »

Agne a 21 ans, elle est l'unique fille qui, en dépit d'un handicap complexe, parle anglais et se laisse interviewé facilement. Elle nous dit étudier la photographie et que son plus grand rêve serait de transformer sa passion en véritable travail. Sa ténacité laisse sans voix. Quand nous lui demandons pourquoi elle aime tant la photographie, elle nous répond: « because in my life I want to see what I can do with my disabilities » (parce que dans ma vie je veux voir ce que je peux réaliser avec mes handicaps). La passion est plus forte que les difficultés.

Vous savez, un appareil photo met toujours de bonne humeur et c'est ce qui l'a décidé à nous faire prendre la pose. Un sentiment inattendu dans un atelier de menuiserie.

Le basket est le sport le plus suivi et le plus pratiqué en Lituanie. Et celui qui ne se laisse pas mettre la pression  peut également marquer un panier.

Un grand merci à Daine Rinkeviciute qui nous a permis de réaliser ce reportage.

Cet ar­ticle fait par­tie d'une édi­tion spé­ciale dé­diée à Kaunas et réa­li­sée dans le cadre du pro­jet Eu In Mo­tion lancé par ca­fé­ba­bel avec le sou­tien du par­le­ment eu­ro­péen et la fon­da­tion hip­po­crène. Retrouvez bien­tôt, tous les ar­ticles en cou­ver­ture du ma­ga­zine.