Gianni Minà ou Le pouvoir du journalisme vérifié

Article publié le 15 novembre 2007
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Article publié le 15 novembre 2007
Cette année, Sevilla Festival de Cine Europeo a décidé de rendre hommage à Gianni Mina, en organisant une projection de six documentaires sur Fidel Castro.
Gianni Minà, journaliste italien, se définit tout seul en tant que « maniaque de la », raison pour laquelle il fait toujours dans son travail un énorme effort pour vérifier chacun des faits et même pour démentir certains d’entre eux, s’il découvre des fautes après. C’est grace à cette lutte, qu’il reçoit donc des hommages cette année.

vérité

Bien qu’il ait commencé comme journaliste sportif, son travail a évolué à cause d’un interêt avide pour les « problèmes du peuple ». C’est pour cela que en 1987 il a décide de réaliser un entretien avec Fidel Castro, ce que on peut voir ces jours d’un façon éclairée, ouvrant le cycle “”.

Gianni_Min___1_.JPGFidel le parle au Ché

Selon lui-même, l’élaboration de l’entretien n’a eu rien conventionnel. Après 16 heures avec Fidel, Mina s’est aperçu que quelque chose dans sa façon d’être le faisait différent aux autres chefs d’Etat. Quand on lui démand sur la rhétorique que Fidel employait lors l’entretien, il rassure qu’il s’agissait de « peu, bien peu » , moins de laquelle il a vu utiliser aux autres leaders politiques. Il impute la vision que l’on garde de Fidel en Europe à une grande manque d’information et, surtout, à que le vieux continent est resté ancré sur le vieux Fidel, sans être capable de évoluer avec lui. S’il y a quelque chose en quoi Gianni demeure aussi fortement engagé que dans sa mission d’amener en Europe une vision réelle de l’Amérique du Sud, cela est la lutte pour un journalisme démocratique et libre. C’est pour ça qu’il fait partie d’une organisation de journalistes démocratiques d’Italie. Lui, comme bien d’autres italiens, observe avec préoccupation l’insuffisante liberté d’expression et l’utilisation des réseaux de communication que l’on fait dans son pays. En ce moment, Gianni est en train de préparer un documentaire sur la réalité de l’Amérique du Sud selon ses présidents, et il annonce avec une certitude presque absolue, que cela sera “le dernier de ses grands travaux”.

Sara Domínguez Martín

Traduit par

Patricia González Bermúdez