Gaza : le Parlement Européen adopte les recommandations du rapport Goldstone

Article publié le 16 mars 2010
Article publié le 16 mars 2010
Par Hamid Derrouich Parlement européen, session plénière de mars 2010 C’est passé, mais de justesse. Avec 335 votes pour, 287 contre et 43 abstentions, la résolution déposée par les groupes de l’Alliances des Socialistes et Démocrates, Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe, Verts/Alliance Libre Européenne et Gauche Unitaire Européenne/Nordic Green Left a été adoptée.
Les députés appellent ainsi à mettre en lumière toutes les violations des droits de l’Homme, y compris les cas de crimes de guerre relevés par des ONG perpétrées lors de l’offensive israélienne sur la bande de Gaza en janvier 2009.

Dans leur résolution, les députés s’alignent sur la quasi totalité des recommandations élaborées par l’Assemblée de Nations Unies. Ainsi, ils appellent au respect, par toutes les parties au conflit, des principes des droits de l’Homme comme condition sine qua non d’une « paix juste et durable au Proche-Orient ». Le Parlement invite aussi les parties à installer, dans cinq mois au plus tard, des commissions d’enquête indépendantes et impartiales et ce conformément aux résolutions des NU qui avaient conclu à la nécessité d’une nouvelle enquête pouvant déterminer les responsabilités de chacune des parties dans les violations des droits de l’Homme.

Le Parlement européen s’est toutefois distingué en exhortant la Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, ainsi que les Etats membres de l'UE, à « œuvrer en faveur de l'établissement d'une position commune ferme de l'Union européenne » concernant la suite donnée au rapport de la mission d'enquête de l'ONU sur l’offensive du Tsahal à Gaza. La Haute Représentante ainsi que les Etats membres sont conviés également à demander publiquement l’application des recommandations du rapport Goldstone et à demander la facilitation du travail des ONG œuvrant dans le domaine de la protection des droits de l’Homme.

Pour rappel, l’offensive du Tsahal, appelée plomb durci, « justifiée » par les tirs de roquets du Hamas, avait causé la mort de plus de 1400 civils, dont une majorité d’enfants et de femmes.