Garorock: plus qu'un festival

Article publié le 27 avril 2011
Article publié le 27 avril 2011
Texte: Susanna Arús Photos: Susanna Arús et Karina Logotheti Traduction: Mélodie Labro Si je vous dis « festival de musique », vous pensez rythme, foule, détente, évasion (et autres concepts assez sympathiques). Les 8, 9 et 10 avril derniers a eu lieu le 15ème Festival Garorock à Marmande, un petit village du Lot-et-Garonne.
Garorock, c’est 3 jours de musique, plus de 80 artistes et une expérience incroyable quand on est, comme moi, une étudiante Erasmus en France.

Ces trois jours à Marmande, je les ai partagés avec une Catalane, deux Grecques, une Bulgare et un Français. C’est ça Erasmus ! On se parlait dans un franglais improbable. Mais le plus important, c’est d’arriver à communiquer après tout!

Paris-Garorock, ce n’est jamais que 6 heures de trajet, 2 trains et une petite marche pour arriver au camping. Puis il faut installer la tente. Quand tout est prêt, on peut enfin explorer les lieux. Le camping s’avère être un immense terrain d’herbe vert. Il y a aussi un petit bois d’où l’on peut voir un horizon de tentes sans fin. Et là on se demande : « Mais on sera combien ce weekend ?? » Heureusement, l’organisation du festival est vraiment bonne. On y trouve ce qu’on veut: depuis le petit snack ou le chapiteau où on peut se détendre autour d’un thé ou d’un café bio jusqu’à l’espace-concerts où, même après la fin officielle du show, la fête se poursuit jusqu’à 6 heures du matin.

crédits Susanna Arus et Karina Logotheti L’équipe du festival s’appuie sur beaucoup de volontaires. Et pour ce qui est de la sécurité, on ne fait pas les choses à moitié à Marmande ! Nous sommes vendredi, il est 19 heures et les concerts commencent déjà. Je me dirige vers le grand chapiteau où auront lieu les festivités, je fais la queue et là, on me soumet à un contrôle digne de ceux qu’on subit dans les aéroports.

crédits Susanna Arus et Karina Logotheti Le festival offre trois espaces pour les concerts auxquels d’ajoute une zone fermée qui sert de club. Et qui est surtout le royaume des dj’s. De 19 heures à 5 heures du matin, on a le choix niveau programmation : artistes rock, pop, hip hop, electro, reggae et trance défilent sous nos yeux. Et ils assurent vraiment.

crédits Susanna Arus et Karina Logotheti Le public est fasciné. Il réagit toujours: que ce soit face aux groupes pour lesquels il est spécialement venu ou pour ceux qu’il découvre à peine. On assiste plus d’une fois à de vraies performances scéniques et les chanteurs n’hésitent pas à être hyper théâtraux. Provocation, excentricité et surprise : tels sont les mots pour définir des groupes comme Sexi Sushi, Bonaparte ou Shaka Ponk.

crédits Susanna Arus et Karina Logotheti Dans le grand chapiteau, en plus des concerts et des bars, on a aussi installé de nombreux stands pour grignoter. On peut trouver des kebabs-frites, des churros, des fajitas ou même de la tartiflette. Peu importe ce qu’on mange ici: tout est bon pour reprendre des forces !

Dans ce genre de festival, on rencontre forcément des gens très différents les uns des autres : de l’ado venu avec son oncle ou ses cousins plus âgés au groupe d’amis quinquagénaires qui ont déjà une longue histoire avec le rock, en passant par les étudiants étrangers (comme nous !) ou les jeunes du village de Marmande… il y en a pour tous les goûts ! On ressent vite la bonne ambiance et la convivialité du lieu. Mais Garorock, c’est aussi se sentir un peu déphasé, être entouré de drogues et pousser son corps à ses limites.

crédits Susanna Arus et Karina Logotheti De retour à Paris, ces trois jours où le temps était comme suspendu ne sont plus qu’un beau souvenir. Dès qu’on pose le pied sur le quai de la Gare de Montparnasse, on reprend ses bonnes vieilles habitudes : courir comme un fou pour ne pas rater le dernier métro.

crédits Susanna Arus et Karina Logotheti