[fre] Vacanze romane: 3 mostre imperdibili

Article publié le 14 janvier 2015
Publié par la communauté
Article publié le 14 janvier 2015

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

A Rome pendant les fêtes de Noël ? Profitez-en !

La plupart des expositions actuelles à Rome ne tarderont pas à se clôturer : il ne vous reste que jusqu'à la mi-janvier pour en profiter. Comme toujours, l'offre est large, et le temps limité. Nous vous proposons tout d'abord un passage par le Vittoriano, avec Sironi. Cet artiste, longtemps dénigré pour son opposition au fascisme, voit aujourd'hui ses indubitables qualités de peintre reconnues. Influencé par l'art italien du 20e siècle, Sironi a eu des périodes futuriste et métaphysique, été inspiré par le cubisme, et a traversé une phase pseudo-réaliste. Les œuvres exposées, dont l'éclairage laisse malheureusement à désirer, rendent justice à la pluridimensionnalité de l'artiste et à sa personnalité éclectique, ainsi qu'aux tensions psychologiques qui l'ont accompagné toute sa vie. L'atmosphère est sombre, noire, dictatoriale. Le vitalisme, souvent représenté par Sironi, fait ressentir le climat politique pesant au coeur des oeuvres. Mais au moment où l'Italie célèbre la fin du fascisme, celui-ci tombe dans une profonde dépression dont il ne sortira jamais complètement. Pour tous, c'est la fin du cauchemar, mais pour Sironi, c'est le début de la mélancolie, de l'impuissance face au monde, et de l'absence d'objectifs. Pour ceux qui souhaitent un sujet plus léger, rendez-vous au Palais Sciarra, à la découverte du rêve américain ! Rentrer dans l'exposition de Norman Rockwell est comme pénétrer dans un monde d'enfant, où tout est beau, insouciant, et où l'on se sent comme dans un rêve. Un univers léché, chargé d'optimisme et de bien-être, qui détonne avec l'atmosphère sombre de l'exposition sur Sironi. La période, les années 20 à 60, est pourtant la même. C'est spontanément qu'on compare l'Italie fasciste à la richesse et la démocratie des Etats-Unis riches. Face à l'allégresse du Père Noël et aux citrouilles d'Halloween, les photos de Mussolini à cheval se mêlent aux publicité de la mythique FIAT. Chez Roswell, les enfants sourient toujours, contrairement aux visages tristes, profonds et pensifs représentés par Sironi. L'artiste américain est profondément anticonformiste, semblant bon et désinvolte même lorsqu'il exhorte ses compatriotes dans une campagne publicitaire qu'il illustre. Ainsi, même en imposant leur optimisme au monde entier, les Etats-Unis nous restent sympathiques. Presque nauséeux de tout ce bonheur en vitrine, on a l'impression en entrant dans la dernière salle d'être chez soi à regarder "Maman, j'ai râté l'avion". Malgré cela, les curateurs semblent tout à la fin vouloir nous faire réfléchir à l'aide de photographies illustrant le racisme aux Etats-Unis. On repart donc en se demandant si tout était vraiment si parfait.  Pour conclure, ne manquez pas de faire un détour par Roma Nord et de profitez de l'exposition du MAXXI sur l'architecture de la seconde guerre mondiale. Cette période est une nouvelle fois le sujet, mais vous pourrez cette fois-ci vous attarder sur les "tactiques" américaines, comme le camouflage, mais aussi sur les camps de concentration européens, sur les grandes usines des villes industrielles, sur les affiches de propagande russes et japonaises, etc. Le contraste est encore une fois frappant, quand face à une affiche de propagande soviètique scandant "femmes, travaillez dur lorsque vos maris sont au front", injonction illustrée par une femme au visage dur et émacié, les américains déclarent tout sourire "financez la guerre", comme s'ils faisaient la promotion du Coca-Cola. Vous trouverez d'ailleurs l'oeuvre "Le soldat et le travailleur" de Sironi, encore une fois très pesante. Notre envie de partir prendra ici le pas sur notre bonne volonté, et nous quittons le musée sur cette note. Pas la peinde s'attarder aux autres étages du MAXXI, ceux-ci ayant peu d'intérêt. On repart néanmoins avec la satisfaction d'avoir, ne fusse qu'une journée, profité d'un panorama sur le siècle passé. Même si demain tout sera oublié. La plupart des expositions actuelles à Rome ne tarderont pas à se clôturer : il ne vous reste que jusqu'à la mi-janvier pour en profiter. Comme toujours, l'offre est large, et le temps limité. Nous vous proposons tout d'abord un passage par le Vittoriano, avec Sironi. Cet artiste, longtemps dénigré pour son opposition au fascisme, voit aujourd'hui ses indubitables qualités de peintre reconnues. Influencé par l'art italien du 20e siècle, Sironi a eu des périodes futuriste et métaphysique, été inspiré par le cubisme, et a traversé une phase pseudo-réaliste. Les œuvres exposées, dont l'éclairage laisse malheureusement à désirer, rendent justice à la pluridimensionnalité de l'artiste et à sa personnalité éclectique, ainsi qu'aux tensions psychologiques qui l'ont accompagné toute sa vie. L'atmosphère est sombre, noire, dictatoriale. Le vitalisme, souvent représenté par Sironi, fait ressentir le climat politique pesant au coeur des oeuvres. Mais au moment où l'Italie célèbre la fin du fascisme, celui-ci tombe dans une profonde dépression dont il ne sortira jamais complètement. Pour tous, c'est la fin du cauchemar, mais pour Sironi, c'est le début de la mélancolie, de l'impuissance face au monde, et de l'absence d'objectifs. Pour ceux qui souhaitent un sujet plus léger, rendez-vous au Palais Sciarra, à la découverte du rêve américain ! Rentrer dans l'exposition de Norman Rockwell est comme pénétrer dans un monde d'enfant, où tout est beau, insouciant, et où l'on se sent comme dans un rêve. Un univers léché, chargé d'optimisme et de bien-être, qui détonne avec l'atmosphère sombre de l'exposition sur Sironi. La période, les années 20 à 60, est pourtant la même. C'est spontanément qu'on compare l'Italie fasciste à la richesse et la démocratie des Etats-Unis riches. Face à l'allégresse du Père Noël et aux citrouilles d'Halloween, les photos de Mussolini à cheval se mêlent aux publicité de la mythique FIAT. Chez Roswell, les enfants sourient toujours, contrairement aux visages tristes, profonds et pensifs représentés par Sironi. L'artiste américain est profondément anticonformiste, semblant bon et désinvolte même lorsqu'il exhorte ses compatriotes dans une campagne publicitaire qu'il illustre. Ainsi, même en imposant leur optimisme au monde entier, les Etats-Unis nous restent sympathiques. Presque nauséeux de tout ce bonheur en vitrine, on a l'impression en entrant dans la dernière salle d'être chez soi à regarder "Maman, j'ai râté l'avion". Malgré cela, les curateurs semblent tout à la fin vouloir nous faire réfléchir à l'aide de photographies illustrant le racisme aux Etats-Unis. On repart donc en se demandant si tout était vraiment si parfait.  Pour conclure, ne manquez pas de faire un détour par Roma Nord et de profitez de l'exposition du MAXXI sur l'architecture de la seconde guerre mondiale. Cette période est une nouvelle fois le sujet, mais vous pourrez cette fois-ci vous attarder sur les "tactiques" américaines, comme le camouflage, mais aussi sur les camps de concentration européens, sur les grandes usines des villes industrielles, sur les affiches de propagande russes et japonaises, etc. Le contraste est encore une fois frappant, quand face à une affiche de propagande soviètique scandant "femmes, travaillez dur lorsque vos maris sont au front", injonction illustrée par une femme au visage dur et émacié, les américains déclarent tout sourire "financez la guerre", comme s'ils faisaient la promotion du Coca-Cola. Vous trouverez d'ailleurs l'oeuvre "Le soldat et le travailleur" de Sironi, encore une fois très pesante. Notre envie de partir prendra ici le pas sur notre bonne volonté, et nous quittons le musée sur cette note. Pas la peinde s'attarder aux autres étages du MAXXI, ceux-ci ayant peu d'intérêt. On repart néanmoins avec la satisfaction d'avoir, ne fusse qu'une journée, profité d'un panorama sur le siècle passé. Même si demain tout sera oublié.

La plupart des expositions actuelles à Rome ne tarderont pas à se clôturer : il ne vous reste que jusqu'à la mi-janvier pour en profiter.

Comme toujours, l'offre est large, et le temps limité. Nous vous proposons tout d'abord un passage par le Vittoriano, avec Sironi. Cet artiste, longtemps dénigré pour son opposition au fascisme, voit aujourd'hui ses indubitables qualités de peintre reconnues. Influencé par l'art italien du 20e siècle, Sironi a eu des périodes futuriste et métaphysique, été inspiré par le cubisme, et a traversé une phase pseudo-réaliste. Les œuvres exposées, dont l'éclairage laisse malheureusement à désirer, rendent justice à la pluridimensionnalité de l'artiste et à sa personnalité éclectique, ainsi qu'aux tensions psychologiques qui l'ont accompagné toute sa vie. L'atmosphère est sombre, noire, dictatoriale. Le vitalisme, souvent représenté par Sironi, fait ressentir le climat politique pesant au coeur des oeuvres. Mais au moment où l'Italie célèbre la fin du fascisme, celui-ci tombe dans une profonde dépression dont il ne sortira jamais complètement. Pour tous, c'est la fin du cauchemar, mais pour Sironi, c'est le début de la mélancolie, de l'impuissance face au monde, et de l'absence d'objectifs.

Pour ceux qui souhaitent un sujet plus léger, rendez-vous au Palais Sciarra, à la découverte du rêve américain ! Rentrer dans l'exposition de Norman Rockwell est comme pénétrer dans un monde d'enfant, où tout est beau, insouciant, et où l'on se sent comme dans un rêve. Un univers léché, chargé d'optimisme et de bien-être, qui détonne avec l'atmosphère sombre de l'exposition sur Sironi. La période, les années 20 à 60, est pourtant la même. C'est spontanément qu'on compare l'Italie fasciste à la richesse et la démocratie des Etats-Unis riches. Face à l'allégresse du Père Noël et aux citrouilles d'Halloween, les photos de Mussolini à cheval se mêlent aux publicité de la mythique FIAT. Chez Roswell, les enfants sourient toujours, contrairement aux visages tristes, profonds et pensifs représentés par Sironi. L'artiste américain est profondément anticonformiste, semblant bon et désinvolte même lorsqu'il exhorte ses compatriotes dans une campagne publicitaire qu'il illustre. Ainsi, même en imposant leur optimisme au monde entier, les Etats-Unis nous restent sympathiques.nPresque nauséeux de tout ce bonheur en vitrine, on a l'impression en entrant dans la dernière salle d'être chez soi à regarder "Maman, j'ai râté l'avion". Malgré cela, les curateurs semblent tout à la fin vouloir nous faire réfléchir à l'aide de photographies illustrant le racisme aux Etats-Unis. On repart donc en se demandant si tout était vraiment si parfait. 

Pour conclure, ne manquez pas de faire un détour par Roma Nord et de profitez de l'exposition du MAXXI sur l'architecture de la seconde guerre mondiale. Cette période est une nouvelle fois le sujet, mais vous pourrez cette fois-ci vous attarder sur les "tactiques" américaines, comme le camouflage, mais aussi sur les camps de concentration européens, sur les grandes usines des villes industrielles, sur les affiches de propagande russes et japonaises, etc. Le contraste est encore une fois frappant, quand face à une affiche de propagande soviètique scandant "femmes, travaillez dur lorsque vos maris sont au front", injonction illustrée par une femme au visage dur et émacié, les américains déclarent tout sourire "financez la guerre", comme s'ils faisaient la promotion du Coca-Cola. Vous trouverez d'ailleurs l'oeuvre "Le soldat et le travailleur" de Sironi, encore une fois très pesante. Notre envie de partir prendra ici le pas sur notre bonne volonté, et nous quittons le musée sur cette note. Pas la peinde s'attarder aux autres étages du MAXXI, ceux-ci ayant peu d'intérêt. On repart néanmoins avec la satisfaction d'avoir, ne fusse qu'une journée, profité d'un panorama sur le siècle passé. Même si demain tout sera oublié.