[fre] Terrorisme: pourquoi devons-nous vivre avec lui ?

Article publié le 31 mars 2016
Article publié le 31 mars 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

[Opinion] Une semaine après les attentats de Bruxelles, comment les dirigeants de l'UE réagissent à la menace térroriste ? 

Durant la conférence de presse tenue mardi après les attentats, le premier ministre belge  Charles Michel a déclaré : "ce dont nous craignons est arrivé". 

A 08hoo heure locale, plusieurs explosions ont retenti dans le hall de départ de l'aéroport de Zaventem faisant au moins 10 morts et plus d'une centaine de blessés. Peu après 09h00, à l'heure de pointe, une forte explosion retentit à la station de métro de Maelbeek, non loin des institutions européennes, tuant 20 personnes et faisant plus de 100 blessés. Selon le récent bilan, on dénombre 35 morts et plus de 250 blessés, dont certains sont dans un état critique ou grièvement blessés.

Par conséquent, l'élévation du niveau de la menace à son maximum et l'augmentation de la sécurité avec le déploiement de (plusieurs) militaires et policiers ont été effectuée à travers toute la ville. Les frontières ont été fermées et  les transports publics ont été partiellement paralysés, y compris l'aéroport. Les bruxellois ont été appelés à rester chez eux. Peu à peu, la vie à Bruxelles a repris son cours, néanmoins l'inquiétude demeure.  

Les autorités belges ont identifiées trois suspects potentiels dans une vidéo enregistrées par les caméras de surveillance de l'aéroport. Deux d'entre eux à savoir  Ibrahim El Bakraoui et Najim Laachraoui sont suspecté d'avoir perpétrés cet attentat. Ils étaient habillés de noir portant un gant de cette couleur à chacune de leur main gauche, ce qui pourrait conduire à la thèse d'un détonateur dissimulé pour activer une bombe. Najim Laachraoui est aussi recherché par rapport aux attaques de Paris tenues en novembre. Le troisième homme, habillé de blanc avec un chapeau noir a été identifié comme étant Fayçal Cheffou. Cheffou fut appréhendé après avoir été identifié par le chauffeur de taxi qui a déposé les terroristes à l'aéroport de Bruxelles et fut déjà libéré pour manque de preuve par les autorités belges.

Après l'arrestation récente de Salah Abdeslam, l'homme recherché après les attentats de Paris, plusieurs voix relient les attaques de Bruxelles à la tragédie de Paris déroulée en novembre. 

Actuellement, Financial Times et POLITICO ont déjà confirmé l'existence des détonateurs dans l'appartement d'Abdeslam, bien que l'avocat d'Abdeslam affirme que son client "n'était pas au courant" de l'éminence des attaques de Bruxelles. Cette énigme sanglant est loin sa fin en raison de l'identification des hommes engagés toujours en cours.

Suis-je Bruxelles?

All of a Soudain, la la S. Soudain, la Belgique qui était la victime du problème est devenue l'auteur. Cela est lié à la déclaration du bureau du président turc, dans laquelle la Turquie affirme avoir expulsé l'un des acteurs des attaques de Bruxelles en juin 2014, qui  est quitté de la Turquie pour les Pays-Bas. L'homme, qui probablement voyageait librement au sein de l'UE sans aucun controle, fut identifié comme étant Ibrahim El Bakraoui.  

La grande question demeure: après un tel renforcement de la sécurité après les attentats de Charlie Hebdo et de Paris (qui s'est prolongé par une chasse à l'homme à Molenbeek, à Bruxelles), quelle est l'explication des autorités belges pour n'avoir pas suivi cette piste ? le quotidien israélien Haaretz est allé plus loin en condamnant les autorités belges d'avoir ignoré une alerte d'une telle importance.

Ce mea-culpa est reconnu après que les ministres belges de l'intérieur Jan Jambon et de la justice Koen Geens ont présenté chacun leur démission, en raison des fautes graves commises dans l'investigation de ce réseau terroriste. Mais, le Premier ministre Charles Michel les a refusé.  

Jambon a déclaré au quotidien le soir : " j'ai présenté ma démission. Monsieur Geens également. Elles ont été refusées. Nous continuons". Il ajouta que : " il y a eu deux sortes d'erreur. Au niveau de la justice et au niveau de l'officier de liaison en Turquie, ce qui implique donc les départements de l'intérieur et de la justice. Mais maintenant, nous continuons notre travail".

Le ministre allemand de l'intérieur Thomas de Maizière a déclaré qu'il y a un besoin d'urgence pour l'Europe de mieux échanger les renseignements entre les pays. 

Interviewé par la chaine nationale portugaise RTP, le commissaire  Carlos Moedas a déclaré que nous vivons dans une "guerre de l'information" et cette "information n'est pas partagée". Moedas a insisté sur plus de transparence en partageant  les informations.

L'expert en terrorisme de l'Institut Egmont, Thomas Renard a affirmé que c'était clairement un "échec majeur" des services de sécurités belges.

Alors qu'Edward Snowden, s'entretiennent à l'Université d'Arizona sous le thème "Une Conversation Privée", a expliqué que les attaques de Bruxelles étaient entièrement évitable.

Le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a exhorté une union en matière de Sécurité pour toute l'UE. Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement, considérant l'échec des mesures de surveillance de l'année dernière ? Le Premier ministre de la France Manuel Valls souligne que "le futur de l'espace Schengen... est en jeu." De plus, Valls a insisté sur la nécessité de partager les renseignements au sein des pays comme une microstructure afin de maintenir l'UE en vie. 

Le térrorisme frappe à nos portes

Les attaques terrifiantes de Bruxelles frappent une fois de plus l'Europe, après l'horrible carnage de Paris déroulé le 13 novembre dernier. C'est une manière pour les terroristes de dire à l'Europe occidentale qu'ils existent. Londres, Oslo, Boston, Madrid, Sydney, Ottawa, Paris, et maintenant Bruxelles. Qu'est-ce qui va se passer prochainement ? L'UE est désormais confrontée à la psychose du prochain attentat et prépare son arsenal pour une éventuelle attaque. Mais une chose est sure, le terrorisme est imprévisible et une sécurité à 100% est impossible. A moins que, nous vivons dans une sorte de société autoritaire.

Depuis que les terroristes ont attaqué les locaux de Charlie Hebdo à Paris, en janvier 2015, on s'attendait automatiquement à un renforcement de la sécurité dans tous les pays de l'UE, mais cette attaque n'était pas assez alarmante, il y a eu des attaques à Paris, puis à Bruxelles. Aujourd'hui, les leaders européens mettent fin à l'un des piliers de l'UE, l'espace Schengen comme un moyen de lutte contre le terrorisme.  

Il est important de préciser qu'il existe plusieurs types de terrorisme, parmi lesquels le terrorisme séparatiste, comme l'IRA, l'ETA, le groupe terroriste tchétchène en Tchétchénie, le PKK en Turquie et le terrorisme religieux, comme toutes les activités d'Al-Qaeda et  le soi-disant Etat islamique. Les attaques à Charlie Hebdo, Paris, Bruxelles et très récemment Lahore, au Pakistan. Ce que nous constatons aujourd'hui en Europe est un terrorisme clairement religieux qui nous considère, habitant de l'Europe occidentale comme déloyal et corrompu. La gravité de ce terrorisme particulier est le fanatisme de ceux qui la pratique et leur préparation à s'exploser pour une cause à laquelle ils croient. 

Pourquoi tuent-ils en premier des civils innocents de l'ouest ? Cette question semble illogique pour beaucoup de personnes, pourtant la réponse remonte à plusieurs années passées. Durant la semaine passée, lorsque je voyais des débats sur les chaines de télévisions belge, portugaise, britannique et francaise, j'ai remarqué que le média conventionnel ne s'appesantissait pas sur la cause réelle du problème. Comme Felicity Arbuthnot a ouvertement mis dans son dernier article "l'Invasion irakienne - l'anniversaire de la plus grande attaque terroriste dans l'histoire", toute cette colère et cette fureur que nous vivons aujourd'hui est une conséquence du "legit" (évitant le conseil de sécurité des Nations unies) des attaques terroristes perpétrées par les anciens leaders de l'ouest, à savoir George W. Bush et Tony Blair, avec l'appui de certains pays de l'ouest. L'Afghanistan, la Libye, la Syrie sont les séquelles de ce massacre horrible au Moyen Orient...

Nous, en tant que citoyens de l'ouest, ne devons pas payer des erreurs commises par nos leaders à qui beaucoup d'entre nous n'ont jamais voté. Nous, en tant que citoyens de l'ouest, ne devons pas avoir peur d'aller au travail le matin ou au concert la nuit.  Nous avons pleuré la souffrance de nos frères et soeurs de l'ouest comme nous avons pleuré avons pleuré pour nos congénères du Moyen Orient.