[fre] Post-it poétique: Jessica Johannesson Gaitán

Article publié le 12 août 2017
Article publié le 12 août 2017

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Les Post-it poétiques sont de retour ! Nous commençons cette série d'articles sur la traduction poétique avec Jessica Johannesson Gaitán. Hormis quelques parenthèses colombiennes, Jessica a grandi à Stockholm. Café Babel l'a rencontrée à Edimbourg où elle écrit, joue de la batterie et travaille à la Scottish Poetry Library. Son site therookeryinthebookery regroupe des perles de traduction.

cafebabel.com: Quel poème emporteriez-vous sur une île déserte ?

Jessica: Si je devais partir maintenant ? Je prendrai "Bestiary" de Kay Ryan. C'est toute la question de comment le "bien" est passé de mode. Il est toujours mis de côté par le "meilleur". Sur une île déserte ce serait facile d'être la meilleure, être juste "bien" serait un bien meilleur objectif.

cafebabel.com: Quelle est votre arme de prédilection contre les monstres ?

Jessica: L'expression corporelle. Plus c'est expressif, plus c'est effrayant pour les monstres et pour nous autres mortels aussi.

cafebabel.com: Quel livre préfereriez-vous lire à la lueur d'une torche et d'un bon festin de minuit ?

Jessica: En ce moment je lis Something Wicked this Way Comes de Ray Bradbury's, à voix haute avec mon conjoint. C'est si intense, ces longues phrases (et non-phrases) sinueuses qui vous transportent, qu'il vaut mieux avoir quelque chose dans les mains auquel s'accrocher. Un gros cookie, ou une bouteille de bière brune artisanale par exemple.

cafebabel.com: Quel est le festin de minuit idéal à déguster à la lueur d'une torche avec un livre ?

Jessica: Ce serait la décadence que je viens de citer.

cafebabel.com: Quel a été le meilleur slam de poésie que vous n'ayez pas gagné ?

Jessica: Je n'en n'ai jamais fait, ce qui rend le fait de ne pas gagner plutôt facile. Le plus mémorable auquel j'ai assisté a eu lieu à Malmo, en Suède, il y a environ huit ans. Cela m'a marqué car j'y suis allée pour soutenir une très bonne ami que j'admire énormement pour son talent d'interprète. Elle a livré quelque chose d'incroyablement différent de ce qui, je m'en suis vite rendue compte, devient facilement la norme sur les scènes de slam. Elle n'avait besoin d'aucune fioriture, tout était dans le texte.

cafebabel.com: Une suggestion de question pour une prochaine interview ?

Jessica: Comment rassemblez-vous vos poèmes et ceux des autres ?