[fre] Plan Juncker: une solution nouvelle pour le chômage en Europe

Article publié le 11 mai 2016
Article publié le 11 mai 2016

L'Europe a besoin d'un ultime élan afin de relancer la production et les investissements. La commission Juncker considère que l'économie est la pièce maîtresse pour obtenir la confiance du Parlement Européen.

Si la crise a bien prouvé quelque chose, c'est que l'héritage communautaire n'est pas aussi solide que l'on croyait. L'identité européenne a vu s'ébranler son fondement: le bien-être économique. Si l'économie européenne ne circule pas, nous nous retrouvons dans un labyrinthe dont l'unique issue est la résurgence de l'euroscepticisme. Une force qui jusqu'en 2008 semblait en sommeil, surtout en Espagne, un pays à vocation clairement européiste.

L'Europe a besoin d'un élan qui redonne confiance au citoyen à l'égard du projet européen. Il est temps d'avoir une Europe plus unie et plus forte que jamais pour reconsolider les fondements sur lesquels repose l'identité européenne. Le moment est venu d'avoir une Europe plus unie et plus forte, qui soit en capacité de renaître, avec plus de détermination, des cendres épaisses laissées par la crise économique.

L'argent ne parvient pas à l'économie réelle

Il y a de l'argent mais il n'est pas utilisé. Face à ce problème, Jean-Claude Juncker, l'actuel président de la Commission Européenne, s'est donné comme objectif au début de son mandat de relancer l'économie.  D'où le plan d'investissements pour l'Europe, plus connu sous le nom de "Plan Juncker", qui promet de relancer l'économie circulaire européenne en générant jusqu'à 315 milliards d'euros d'investissements et jusqu'à 3 millions d'emplois sur une durée de trois ans. De l'argent qui se traduira par la mise en place de projets, privés ou publics, qui seront financés par le fonds d'investissements stratégiques pour l'Europe. Fonds composé d'apports provenant d'organismes publics et privés qui souhaitent obtenir un retour de leurs investissements. En outre, les PYMES qui génèrent 85% des emplois, seront les grands bénéficiaires de la seconde partie du plan, dans laquelle on envisage le financement d'entreprises pour qu'elles investissent dans des projets porteurs d'avenir.

Gagner la confiance du Parlement

La grande question est: Comment arrivera-t-on à mobiliser une telle somme d'argent? Et la réponse de Juncker a été claire, ferme et simple: avec la confiance. La confiance est l'inconnue d'une équation qui rendra possible que chaque euro investi dans les projets du "plan Juncker" soit multiplié par 15. Le problème réside dans le développement de cette dite confiance, celle là même que la crise a retiré du vocabulaire du citoyen européen qui a vu sa vie bouleversée par les décisions de Bruxelles.

Il s'agit d'un processus de multiplication de l'investissement de départ totalement contrôlé et planifié dans lequel l'improvisation n'a pas sa place. Chaque euro investi, que ce soit pour des entreprises publiques ou privées, est soutenu par la Commission Européenne et la Banque Européenne d'investissements. Le Plan Juncker assume tous les risques de l'investissement réalisé, s'assurant que l'investisseur ne perde jamais le capital investi. C'est à dire que tout fonctionne grâce à une chaîne dans laquelle la pièce d'union est la confiance qui va unir les institutions européennes aux entreprises, organismes publiques, gouvernements communautaires et extracommunautaires et, finalement, au citoyen, le grand bénéficiaire du Plan d'Investissements pour l'Europe.

L'Andalousie veut être à la tête de la rénovation sectorielle.

Pour le moment, le Plan Juncker va mobiliser en Espagne 2.5 milliards d'euros et va créer 5500 emplois. Les projets actuels confirmés en Espagne incluent la création d'infrastructures de gaz, l'accès aux infrastructures de transport, une meilleure utilisation de l'énergie et le développement d'avancées médicales comme Alzheimer lesquels font partie jusqu'à maintenant des 7 projets bénéficiant du Fonds d'investissements, dont l'événement marquant le plus important sera l'amélioration indiscutable de la vie du citoyen européen.

Des raisons suffisantes auxquelles l'Andalousie a besoin de croire dans ce projet qui ouvrira les portes à la rénovation de secteurs stratégiques et de pointe. L'Andalousie souhaite réinventer sa position compétitive en financant avec 13 milliards d'euros du Plan la mise en fonction d'un courtier de marchandises et la mise en relation du Port d'Algésiras avec celui de Bobadilla. Des demandes qui, jusqu'ici, ont été ignorées par le gouvernement. Une situation préoccupante si l'on prend en compte le fait que l'investissement se récupérerait au centuple et, le plus important, atténuerait sensiblement le chomâge dans la communauté.

L'innovation pour venir à bout du chômage

 Désormais, il est temps de tendre de nouveau la main à Bruxelles, d'avoir confiance en elle, de l'aider à provoquer chez l'investisseur ce sentiment de sécurité et de solvabilité duquel personne ne doutait avant la crise. Il faut investir en Europe et pour l'Europe, en comprenant que les projets financés par le Plan Juncker serviront directement à l'amélioration de l"économie, et à annoncer au citoyen que Bruxelles n'est pas que des décisions politiques contraires à la vie de l'individu, que Bruxelles souhaite que les Etats Membres et les régions se réinventent suite à la crise. L'heure est venue de parier sur une économie qui redonne à l'identité européenne  l'orgueil que la crise lui a arraché. Et quoi de mieux pour cela que de la réinventer à partir du dynamisme régional des politiques européennes.