[fre] OneEurope: Une plateforme pour la generation erasmus

Article publié le 23 avril 2014
Article publié le 23 avril 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

La jeune Hanna Star­chyk, une Bié­la­russe ré­si­dant en Al­le­magne, fait par­tie des 100 ac­ti­vistes pas­sion­nés qui, à tra­vers l'Eu­rope et le monde, croient fer­me­ment à l'idée eu­ro­péenne. Après avoir découvert l'op­por­tu­nité de faire un stage dans la ges­tion des ré­seaux so­ciaux sur Fa­ce­book même, elle a pos­tulé afin de re­joindre l'équipe de OneEu­rope.

In­ter­view par : Ana Ali­be­gova

La jeune Hanna Star­chyk, une Bié­la­russe ré­si­dant en Al­le­magne, fait par­tie des 100 ac­ti­vistes pas­sion­nés qui, à tra­vers l'Eu­rope et le monde, croient fer­me­ment à l'idée eu­ro­péenne. Après avoir découvert l'op­por­tu­nité de faire un stage dans la ges­tion des ré­seaux so­ciaux sur Fa­ce­book même, elle a pos­tulé afin de re­joindre l'équipe de OneEu­rope. À tra­vers la pla­te­forme OneEu­rope, les jeunes ne traitent pas seule­ment des évé­ne­ments ac­tuels se dé­rou­lant en Eu­rope ; ils abordent éga­le­ment des pro­blèmes sé­rieux comme la crise de l'iden­tité eu­ro­péenne, le chô­mage chez les jeunes, les conflits et la qua­lité de l'édu­ca­tion. Ce qui dif­fé­ren­cie OneEu­rope des autres pla­te­formes pro-Eu­ro­péennes, c'est pré­ci­se­ment le cou­rage d'évo­quer tous les pro­blèmes, de don­ner les moyens aux jeunes de par­ta­ger leurs idées et de de­ve­nir des am­bas­sa­deurs, des bé­né­voles ac­tifs, des au­teurs oc­ca­sion­nels ou des lec­teurs ré­gu­liers. Dans les lignes qui suivent, Hanna nous ra­conte l'his­toire de cette organisation militante.

M!: D'où est venue l'idée de OneEu­rope ? Quel est votre champ d'ac­ti­vi­tés ?

Hanna: OneEu­rope s'est dé­ve­loppé à par­tir d'un groupe Fa­ce­book dans le­quel des jeunes Eu­ro­péen dis­cu­taient de dif­fé­rents pro­blèmes eu­ro­péens. En 2011, Ivan Bo­tou­cha­rov et Che­rian Grund­mann, par­ti­cu­liè­re­ment ins­pi­rés par l'idée de sou­le­ver le débat sur l'Eu­rope, ont re­mar­qué qu'il y avait un po­ten­tiel et un in­té­rêt énorme dans ce do­maine. Ils ont dé­cidé de créer un site in­ter­net, car le groupe Fa­ce­book n'était pas suf­fi­sant pour contenir l'en­tou­siasme, les idées et le nombre de membres. L'idée a été sou­te­nue par d'autres eu­ro­péens pas­sion­nés qui ont fourni l'aide tech­nique pour créer le site. Il y avait éga­le­ment un nombre im­por­tant de per­sonnes dé­si­reuses de contri­buer au pro­jet en tant que ré­dac­teurs et édi­teurs.

Nous don­nons aux Eu­ro­péens une pla­te­forme pour par­ler des su­jets qui leur tiennent à cœur. Et ils ne parlent pas seule­ment pour eux-même, mais pour leur gé­né­ra­tion. Ils savent qu'à tra­vers OneEu­rope, ils se­ront en­ten­dus. La pré­sence ac­tive de OneEu­rope et sa stra­té­gie sur les ré­seaux so­ciaux est l'un des fac­teurs clé de sa po­pu­la­rité : notre but est de four­nir à notre au­dience l'in­for­ma­tion et les mises à jour de notre site à tra­vers le ré­seau so­cial de leur choix. Nous sommes ravis de d'annoncer que grâce au tra­vail acharné de nos So­cial Media Ma­na­gers, la po­pu­la­rité de OneEu­rope croît ra­pi­de­ment non seule­ment sur des ré­seaux so­ciaux ma­jeurs comme Fa­ce­book, Google+ et Twit­ter, mais éga­le­ment sur des ré­seaux dé­diés à des au­diences plus spé­ci­fiques comme Pin­te­rest, Lin­ke­dIn, Stum­bleU­pon and VK.

En plus des ar­ticles, des vi­déos et des images pro­duits par l'équipe de OneEu­rope, nous par­ta­geons éga­le­ment des in­for­ma­tions en provenance de nos or­ga­ni­sa­tions par­te­naires au su­jets d'évé­ne­ments, d'ini­tia­tives, de cam­pagnes et de pro­jets eu­ro­péens. OneEu­rope dispose d'am­bas­sa­deurs dans plu­sieurs pays eu­ro­péens, dont le rôle est de re­pré­sen­ter le pro­jet et d'éta­blir des connec­tions avec les ac­ti­vistes lo­caux et les in­ia­tives eu­ro­péennes.

M!: En tant qu'organisation militante, comment organisez-vous votre travail ? Est-ce difficile que coordonner vos activistes ?

Hanna: Et bien, en ce qui concerne l'or­ga­ni­sa­tion du pro­ce­sus du tra­vail, OneEu­rope pour­rait ser­vir de mo­dèle à l'Union Eu­ro­péenne. Bien que os ac­ti­vistes sont ré­par­tis dans toute l'Eu­rope, notre ré­seau de com­mu­ni­ca­tion avancé nous per­met de gar­der le contact 24 heures sur 24. Tous les vo­lon­taires savent qu'en cas de ques­tions ou de pro­blèmes tech­niques ou or­ga­ni­sa­tio­nels, ils peuvent contac­ter les autres ac­ti­vistes de mul­tiples ma­nières. Nous uti­li­sons Goo­gle­Talk, Skype, les chats de groupe de Fa­ce­book, les groupes thé­ma­tiques de Fa­ce­book, un ou­tils de col­la­bo­ra­tion en ligne nom­mée Podio, et bien sûr les e-mails et les news­let­ters. Dans notre cas, la di­ver­sité géo­gra­phique est plu­s un avan­tage qu'un in­con­vé­nient : grâce à la dif­fé­rence des fu­seaux ho­raires, il y a tou­jours quel­qu'un en ligne prêt à aider. De plus, Ivan et Che­rian gardent tou­jours un œil sur ce qu'il se passe sur le site et sur les ré­seaux so­ciaux, et aident les contri­bu­teurs avec une meilleure so­lu­tion ou un contenu tech­nique si ne­ces­saire. Ils pos­sèdent une grande ex­pé­rience dans ce do­maine.

En même temps, l'in­té­rêt com­mun dans le dé­ve­lop­pe­ment de OneEu­rope et dans la mise en avant des ques­tions eu­ro­péennes mo­tivent nos ac­ti­vistes à ef­fec­tuer un tra­vail presque par­fait : ils ont sans cesse de nou­velles idées et font sou­vent bien plus que leur rôle de base au cours du pro­jet. L'ab­sence de li­mite créa­tive est aussi ce qui rend OneEu­rope unique : les gens ap­prennent les uns des autres et s'es­saient à des do­maines dans les­quels ils n'avaient osé s'aven­tu­rer au­pa­ra­vant. Nous sommes très re­con­nais­sants en­vers notre l'équipe ex­tra­or­di­naire que nous avons  – des per­sonnes qui ap­portent leurs connais­sances, leur ta­lent, leurs idées et leur temps à OneEu­rope. Tous les membres de OneEu­rope tra­vaillent ou font des étudent, et nombre d'entre eux se consacrent à d'autres pro­jets dans leurs pays et dans leurs uni­ver­si­tés. C'est pour­quoi nous sommes par­ti­cu­liè­re­ment fiers d'avoir une équipe qui tra­vaille si dure et qui est si adap­table.

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