[fre] Marguerite: et quoi si on chante comme une casserole?

Article publié le 24 janvier 2016
Article publié le 24 janvier 2016

Marguerite, c'est l'histoire de Florence Foster Jenkins, une soprano américaine sans aucun talent pour la musique. Héritière de la fortune paternelle, elle décide d'investir son argent dans sa carrière musicale

La musique de « Marguerite », le nouveau film de Xavier Giannoli, est comme on l’attend : magistrale. La musique nous inonde avec sa capacité à nous émouvoir, à nous surprendre, à secouer notre monde interieur. Ce film, qui fait appel à tous nos sens et ce à chaque moment et qui nous donne la chair de poule pendant 127 minutes, n’aurait jamais existé sans Mozart, sans Haendel ou sans Bach.

La beauté et l’harmonie qu’aiment tant les français sont bien présents dans cette merveille que les amoureux de l’opéra ne devront pas rater. L’humour absurde, la loyauté ou la trahison sont les éléments présents dans cette comédie tragique pour laquelle nous voudrions tous aider Marguerite. Les personnages sont tellement bien construits que le spectateur souffre de savoir ce que Marguerite ne veut voir, ressent de la pitié pour un mari piégé dans son malheur ou le mépris le plus absolu à travers l’hypocrisie de la haute société parisienne.

Marguerite nous parle de la poursuite de nos rêves. Qu’importe ce que peuvent dire les uns et les autres quand ce qui est en jeu est le vrai bonheur ! C’est peut etre pour cela que voir ce film est un vrai plaisir.

L’histoire est une adaptation libre de la vie de Florence Foster Jenkins, une soprano americaine sans aucun talent pour la musique. Héritière de la fortune paternelle, elle décide d’investir son argent dans sa carrière musicale. Ni son mari, ni ses amis n’auraient pu l’en empêcher. Convaincue de sa grandeure, elle réussie à se faire un public qui la suit, amusé par son manque de talent. L’histoire de Florence, que l’on pourra voir aussi sur grand écran l’année prochaine dirigé par Stephen Frears, est beaucoup plus joyeuse que celle de Marguerite ; mais le même délire motive les deux histoires : l’idée de se croire capable de réaliser les plus grands projets. Mais, comme nous le raconte Giannoli dans ce film, sans rêve, la bataille est déjà perdue.