[fre] L'Education – Le Berceau de l’Activisme des Jeunes

Article publié le 26 août 2016
Article publié le 26 août 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Si on tape les mots « activisme des jeunes » sur Google [recherche en anglais, ndt], on trouve environ 473 000 résultats et en haut de la page, la définition générale suivante : « l’activisme des jeunes est l’engagement des jeunes dans une communauté, en faveur du changement social ».

Si on tape les mots « activisme des jeunes » sur Google [recherche en anglais, ndt], on trouve environ 473 000 résultats et en haut de la page, la définition générale suivante : « l’activisme des jeunes est l’engagement des jeunes dans une communauté, en faveur du changement social ».

C’est ce sujet précis qui était au cœur du projet « Switch On : Participation Mode ». Mis en place par l’ONG Youth Alliance Krusevo dans six villes différentes de Macédoine, il a été le cadre de débats publics et a vu l'ouverture de discussions entre les jeunes et les représentants de la société civile, ainsi que les professeurs et enseignants. Ce projet avait pour but de mettre en avant le potentiel et les opportunités de l’activisme civil des jeunes, mais aussi de stimuler la responsabilité et la sensibilité à ce sujet, et pas uniquement celles des plus jeunes et de leurs parents, mais de sensibiliser toute la société à ce sujet.

Debate« Le YAK a travaillé 17 ans en tant qu’organisation ayant pour but d’encourager la participation des jeunes dans la société. Nous voulions réaliser ce projet et ainsi mettre les jeunes, et la participation des jeunes, au centre du discours public. Je considère que les jeunes sont une force progressiste dans toute société, mais ils sont également un reflet de la société dans laquelle ils vivent et travaillent. Notre société n’est pas développée en ce sens et ne stimule pas les jeunes et leur activisme », dit Biljana Stojcevska, l’une des initiatrices et organisatrices du projet.

Youth ActivismD’après Stojcevska, la participation des jeunes dans le secteur civique ne devrait pas être vue comme une mode, mais être considérée avec une approche positive, et comme un impératif dans leurs actions prochaines.

Le projet a été réalisé sur une période de six mois consécutifs dans six villes de Macédoine et a rassemblé plus de 400 participants. La tranche d’âge des participants variait de 16 à 32 ans, chacun d’eux représentant la diversité de la société macédoine. Elèves, étudiants, activistes, professeurs, enseignants, PDG de diverses organisations, personnes aux besoins spécifiques, Macédoniens, Albaniens, Roms, Valaques, faisaient tous partie de ce projet. Ils ont analysé le sujet de l’activisme des jeunes dans leur ville et ont répondu depuis leur propre perspective à la question : « Les jeunes sont-ils entendus dans votre ville ? »

« En tant que catégorie, ils ne sont pas suffisamment pris en considération, pas suffisamment écoutés. »

« Je ne vois aucune coopération entre la société et les jeunes. »

« Les initiatives venant des jeunes disparaît, d’une manière ou d’une autre, dans la ville ».

Ce ne sont que des extraits des témoignages des jeunes, dans lesquels est accentué le fait qu’ils ne sont pas autorisés à être entendu, que personne ne montre d’intérêt pour leurs idées, qu’ils se sentent ignorés et négligés, et ne disposent d’aucune option d’inclusion sociale. Cela arrive spécialement dans les environnements plus restreints ; dans la capitale, Skopje, la situation est un peu différente. Bien que ces deux dernières années on remarque une augmentation de la participation des jeunes et un engagement actif des jeunes dans les problèmes et sujets qui les concernent directement, par exemple l’éducation ; mais encore une fois, comme mentionné précédemment, dans les autres villes, malgré une volonté d’agir, ils rencontrent souvent des obstacles et des barrières qui les découragent.

PresentationOutre le pessimisme et l’inactivité des jeunes en ce qui concerne la participation, certains d’entre eux considèrent que le problème vient d’eux, qu’ils devraient s’organiser et exprimer leurs désaccords ou leur opinion.

« Les jeunes devraient, et peuvent avoir une grosse influence sur la société s’ils le souhaitent. Ils peuvent inciter beaucoup de projets que le gouvernement local peut considérer comme bénéfiques, car le plus gros problème des petites villes est le départ des jeunes. S’il y avait un moyen d’y mettre fin, alors aussi bien les villes que les jeunes pourraient bénéficier des avantages », dit Teano Kardula, un jeune activiste.

« Les jeune sont marginalisés dans la société ; ils ont très peu d’influence dans d’autres formes d’association sociale, hormis les partis politiques », explique Metodija Stojcevski, le président de YAK.

Cependant, il ajoute avec animation que « si les jeunes s’organisent en groupes formels ou informels, et s'ils sont actifs dans l’expression de certaines de leurs positions, ils attireront l’attention des décideurs ».

Au travers des débats, les jeunes ont montré qu’ils étaient conscients d’être eux-mêmes les générateurs d’idées et de changements dans la société. Ils ont également cherché à mettre le doigt sur les solutions au problème de leur exclusion et manque de participation. Les suggestions ont été variées. Certains ont dit que la participation civique devrait l’emporter sur la participation dans les partis, car seule cette situation assurerait que les jeunes orchestrent et guident les changements sociaux selon leurs besoins et non ceux de leurs partis. Un mouvement éducationnel en général est le berceau de l’activisme civique des jeunes. Que cela vienne d’une éducation informelle, des clubs artistiques, des clubs de jeunesse, les jeunes ont besoin d’apprendre leurs droits, afin de commencer à exprimer activement leurs opinions et de se mettre à agir.

Filming In ProgressLes participants ont identifié le processus éducationnel comme l’un des piliers d’une société durable et qui fonctionne, dans laquelle a également lieu la majorité de la socialisation secondaire des individus. Si la participation des jeunes est présentée de manière suffisamment convaincante aux jeunes, alors elle pourra devenir une réalité sociale.

Le projet a été financé par le Fonds Européen pour la Jeunesse et le Conseil de l’Europe.

Je finirai en citant Mahatma Gandhi : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».

Auteur : Klimentina Gjorgjioska Crédits Photographie : Youth Alliance Krushevo L’article en VO Education – The Cradle of Youth Activism a d’abord paru sur Mladiinfo