[fre] « Le pire, ce sont les gens mal élevés ».

Article publié le 6 décembre 2015
Article publié le 6 décembre 2015

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Le 33e Festival du Film de Turin ne constitue pas seulement une opportunité de découvrir d'innombrables films récents ou anciens, mais aussi l'occasion d'en apprendre un peu plus sur ses visiteurs. Pour cela, les différentes files d'attente avant les projections constituent une excellente opportunité de rencontrer toutes sortes de personnes, dont nous sommes heureux de vous faire un résumé.

Elle est assise souriante derrière son bureau. Pendant cette période d'agitation du Festival, Concita est le premier contact pour les visiteurs du Cinéma Lux. Habillée avec une certaine recherche, le maquillage un peu appuyé, comme cela est souvent le cas chez les femmes ayant dépassé un certain âge : la réceptionniste du Lux constitue à elle seule un pilier du 33ème Festival du Film de Turin. Déjà, elle nous a salués à plusieurs reprises et nous a donné des informations :  Par exemple sur la probabilité d'arracher encore des places gratuites en arrivant cinq minutes avant le début de la séance. Ce n'est pas un succès garanti, mais on sent une vraie maîtrise du sujet. Nous profitons maintenant d'un court instant de répit, pendant lequel la dame a moins à faire, pour lui demander une brève audience.

Un accueil contrasté

Elle ne fait pas vraiment partie du personnel de l'établissement, mais d'une agence extérieure, qui fournit des hôtesses pour des conférences, congrès et autres évènements, qui n'offrent généralement pas autant d'ambiance colorée et bigarrée que le festival. A ses yeux, le FFT représente un changement tout à fait positif. A propos de changement : Concita, qui désormais en a assez de l'anglais, a changé pour l'italien et me fait un large sourire.    

Des réalités dépassant les frontières 

« Parler aux gens, créer le contact, c'est cela qui me plait le plus, quand je travaille au Festival du Film, » poursuit-elle. Pourquoi Concita est toujours contente d'être appelée au FTT ?

Ici, il y a une ambiance drôle et décontractée : on peut récupérer de ses missions précédentes ! Mais malgré l'ambiance légère, quelques frictions peuvent avoir lieu. « Le pire, ce sont les gens mal élevés » fait-elle remarquer. Et partout, c'est la même chose, continue Concita. Et ça, elle le sait bien : Née en Suisse, puis ramenée avec sa famille dans les Pouilles. Pour chercher un travail plus intéressant, Concita est partie à Turin avec ses deux enfants. Elle a tenté sa chance, le visage rayonnant et la bonne humeur dans ses valises.

Le lieu de travail de Concita, une semaine par an, c'est le cinéma Lux de Marco Carlone. 

Depuis quatre ans, elle accompagne les visiteurs du festival à partir de son bureau, surtout les Turinois. Bien qu'elle soit établie depuis cinq ans à Turin, elle n'est jamais allée à titre privé au Festival, même encore aujourd'hui, alors qu'elle travaille au FFT. « Je ne pourrais pas », affirme Concita en se référant aux équipes du matin de 8h30 à 15h30 et du soir de 15h30 à 21h. Et voilà que le personnel du cinéma doit s'occuper des clients.   

Pour les amoureux seulement   

Pour elle, le Festival s'adresse à des amoureux ; d'ailleurs, la programmation est destinée à un « public spécifique ». Si beaucoup de célébrités s'étaient déjà adressées à son bureau ?Elle ne pouvait rien affirmer. « Peut-être que oui. Mais je ne les ai pas reconnues » avoue Concita avec une honnêteté rafraichissante.