[fre] La lutte pour l'environnement en musique (la playlist pour la #COP21)

Article publié le 17 janvier 2016
Article publié le 17 janvier 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

La nature est une ressource ayant inspiré l'art depuis les origines, aussi bien dans la peinture que dans la musique. Toutefois, durant ces dernières années, ce ne fut pas la beauté de l'environnement qui stimula la créativité des artistes, mais la menace que l'homme et le progrès incontrôlé représentent pour la planète. 

Dans cette playlist, nous retraçons l'implication sociale et environnementale des chanteurs contemporains. 

Nous avons choisi de débuter avec l'Italie, pays détenant le triste record européen de morts dûes à la pollution. Avec Il ragazzo della via Gluck, Adriano Celentano raconte la transformation et l'urbanisation galopante des périphéries italiennes durant les années 60. 

En 1970, Cat Stevens – Avec un morceau extrait de son plus célèbre album Tea for the Tillerman, nous invite à réfléchir sur les conséquences négatives du progrès. Où joueront nos enfants?

La visionnaire Nothing But Flowers des Talking Heads décrit un monde où le progrès de l'homme a été englouti par la nature. Un monde où tout – Les usines, les rues, les maisons – est recouvert de fleurs. Beaucoup de métaphores qui se superposent pour un groupe qui nous a habitués à une forme d'art originale et parfois controversée. 

Un manifeste sur l'implication pour l'environnement en musique fut composé en 1970 par Joni Mitchell. Avec sa chanson Big Yellow Taxi, la chanteuse canadienne raconte de quelle manière l'oeuvre humaine ruine souvent la beauté de la nature. 

Ironique, tout en mélangeant aussi les domaines du fantastique et de la science – mais même pas trop – est ce contre-manifeste qui “accuse” la nature de menacer la vie de l'homme. C'est la Canzone contro la natura (2014) morceau qui a donné son nom au dernier album des The Zen Circus.

En 1996, le groupe Jamiroquai exprime le malaise induit par la ‘malsanité virtuelle’, à entendre comme l'évolution technologique qui est à l'origine d'une condition de malaise individuel.

Pour conclure, un morceau qui nous ramène à l'actualité et donc à la COP21, la Conférence qui est en train de se dérouler en ce moment à Paris et qui promet à nouveau de déterminer le futur du climat mondial. Avec Mentira, Manu Chao dénonce la mauvaise information ainsi que les mensonges des gouvernements, qui jouent avec l'opinion publique en cachant les problèmes environnementaux.