[fre] Elma Hotel, Zikhron Ya’akov, Israel: A Single-Sited Cultural District

Article publié le 5 mars 2017
Article publié le 5 mars 2017

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Malgré sa localisation isolée, le complexe culturel Elma et son hôtel se positionnent en tant que destination émergeante pour la cuisine locale, les performances classiques et contemporaines et l’appréciation artistique sur les lieux d’un sanatorium historique de l’architecte Yaakov Rechter construit en 1968.

Représentation métaphorique du socialisme Israelite tombant peu à peu en désuétude, ce bâtiment patiné de modernisme fonctionnel est une représentation non-intentionnelle des temps modernes puisqu’il est utilisé en tant qu’hôtel de luxe, rempli d’œuvres d’art depuis 2015. Tandis que les boutiques-hôtels ne cessent de voir le jour dans le paysage urbain d’Israël, et que même des hôtels Palestinien se hissent dans le top des critiques de voyageurs internationaux, des localisations particulières mettent en avant des quartiers autrement divisés entre hospitalité et culture. 

L’Hôtel Elma  réhabilité par Lily Elstein, le directeur aux manettes de ce centre artistique, n’a pas forcément poussé le quartier de Zikhron Ya’akov sur les devant de la scène, mais a offert une possibilité de contempler les couches de l’histoire qui ont constitué la structure architecturale historique et qui sont les fondations de cet établissement. Toutes les activités comme les concerts de musique classique, performances de danse et programmation d’arts visuels organisés chaque année par l’hôtel Elma satisfont l’audience culturelle locale et régionale autant que les citadins à la recherche d’un peu de repos.

Des évènements de plus petite échelle sont aussi organisés, comme des masterclasses, qui font du complexe Elma une destination tant culturelle qu’un endroit public. La petite taille relative de la salle de concert de l’Elma avec sa configuration acoustique variable, la rende bien adaptée pour les pièces de musique de chambre, les opéras baroques et les genres plus hétéroclites comme les musiques du monde. Dans cette même optique, l’hôtel Elma accueille des spectacles tant d’artistes locaux comme le jeune Orchestre philarmonique Israélien, que des collectifs musicaux internationaux et autres évènements importants.

Un orgue sur-mesure importé d’Allemagne, ajoute à la capacité d’Elma d’avoir un panel d’offres allant de symphonies classiques aux quartets de musique de chambre en passant par des expérimentations modernes, par exemple les symphonies postromantiques et pré-modernistes de Gustav Mahler. Les personnes souhaitant mêler consommations, hors-d ’œuvres et conversations avant, pendant ou après les sessions jazz ou les performances musicales variées peuvent profiter du Cube qui sert également de lieu de réception à la suite des performances, où les visiteurs se rassemblent dans une atmosphère de salon-bar, tout en ayant en toile de fond une scène qui s’ouvre sur un espace rectangulaire inférieur constellé d’une gamme de restaurant où l’on peut manger atablé.

La playlist d’ambiance hétérogène fait écho à l’exposition semi-permanente d’art contemporain organisé par la Galerie Givon de Tel Aviv , qui permet de déambuler dans les halls de l’hôtel Elma, dont les coins et recoins vous emmènent dans un exploration de l’art Israélien, comme avec la série de photographies « Salt Bride » (Mariée Salée) de Sigalit Landau qui représente la cristallisation d’une robe dans la saumure de la mer morte. 

Parcourir les murs de la Galerie Elstein de l’hôtel Elma peut donner une vue d’ensemble du travail moderne à contemporain des peintres Israéliens de la génération de Raffi Lavie, Pinchas Cohen Gan et Moshe Gerhuni. Les verrières de l’hôtel Elma des halls latéraux s’ouvre tous les deux sur des œuvres immenses, comme la peinture de Nurit David, et des travaux qui explorent le continuum entre la peinture et la sculpture comme dans l’œuvre de Micha Ullùan « objets d’art ».

Ce complexe culturel intégrant des zones de restauration chic, des lieux plus informels et un espace de spectacle déconstruit également la notion du « cube blanc » qui n’est plus seulement un arrière-plan modern pour les œuvres d’art, mais aussi une esthétique développée à l'origine pour la présentation commerciale des produits.