[fre] Bruxelles accueille la Nuit Blanche

Article publié le 19 octobre 2016
Article publié le 19 octobre 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Avez-vous assisteé à la Nuit Blanche de ce mois ? Durant cette nuit, les Bruxellois ont vu des objets d'art, dont beaucoup ignoraient et se demandaient qu'est-ce que c'est ?

Bruxelles : Cette ville au climat froid peuplé, en journée, par des tonnes de voitures et des cyclistes bruyants arborant des chemises Ralf Lauren, mais complètement vide la nuit. Cependant, pour une nuit,  mocassins étincelant ont été supplantés par des chaussures de sport de mauvaise qualité, pendant que certains lieux les plus classes, comme la Bibliothèque Solvay ou le Concert Noble, ont reçu plus de 20 oeuvres d'art. Cette 14e édition de la nuit blanche était placé sous le thème "Borders" (frontières).

Antennes paraboliques sur le lac du Parc Léopold ? Une protestation orwellienne contre les médias de masse. Pendant que des dizaines de bandes magnétiques étaient en cours d'exécution, une étrange chanson mantra jouait en arrière-plan. Ce fut " une façon de vivre la musique comme une sculpture fragile constamment en mouvement. " Un cercle de lumière clignotante dans de cadences variées sur l'esplanade du parlement européen ? " Un grand cercle de colonnes à l'aide de matériaux éphémères et intangibles pour montrer une expérience reposée sur la perception du mouvement ! "

" C'est une alternative pour moi, " déclara un ami et je me suis cogné. Peut-etre qu'il a raison, mais Bruxelles l'aime probablement. Après 13 ans de Nuit Blanche, l'évènement est au sommet de sa popularité à tel point que des bénévoles devaient s'adresser aux gardiens pour la longue file d'attente de personnes voulant voir les installations artistiques (plus de quatre heures pour entrer à la Bibliothèque Solvay).

L'une des spécificités de la 14e édition de la Nuit Blanche était probablement les différentes significations données au thème : "borders". Plusieurs artistes ont profité de la proximité entre le lieu de l'évènement et les institutions européennes pour refléter les conditions de vie des migrants du veux continent : Une vidéo projetée sur un terrain de basket, derrière le parlement européen montre un groupe de réfugiés déclamant une version du discours de la peur prononcé par Henri Spaak, père de l'Union européenne. Les mots prononcés par les réfugiés exposent les problèmes actuels de l'Europe : " N'aie pas peur du terrorisme parce que tu as plus de chance de décéder dans un accident de voiture " est toujours gravé dans mon esprit.

On pourrait trouver une autre histoire de la migration dans le travail de Céline de Vos, dans lequel une collection de cartes et de maquettes révèlent l'existence centres de retention. En utilisant que dix mètres de rouleau de papier des institutions comme la police belge et plusieurs ambassades, elle a raconté l'histoire d'un immigré anonyme, quitté du Libéria pour la Belgique. Il était retenu dans le centre de transit Caricole à Steenokkerzeel, près de l'aéroport de Zaventem. Ici, vous pouvez voir une vidéo du projet de Céline de Vos.

Certains artistes ont opté pour une interprétation plus poétique de " Borders ". Les deux collectifs, Bixas et Labspace Studio, ont utilisé le concept des portes avec deux significations très différentes : la première mettant en cause la liberté de circulation en Europe, tandis que l'autre pousse le public à penser à la liberté de choix. Une autre interprétation porte sur le concept de la maison - un débat quotidien de notre ville d'expatriés-, en défifinissant une disposition typique de la maison avec un canapé et un tapis et en invitant les membres de l'audience à partager cet espace avec d'autres agents.

La Nuit Blanche se déroule depuis 2003, mais au cours de la plus récente édition ils ont montré qu'ils ne manquent pas de nouvelles idées : je suis sur que la ville ne pourra pas attendre l'année prochaine les nouvelles folles idées que les organisateurs auront.

(Revisé par Amy Duong)