[fre] Berlinale 2015: L'heure du bilan a sonné

Article publié le 20 février 2015
Article publié le 20 février 2015

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

La 65ème édition de la Berlinale s'est déjà achevée, alors qu'elle avait à peine commencé... Cinq jours après la remise de l’Ours d’or, nous présentons déjà tous les symptômes du manque. Une seule consolation : pouvoir en dresser le bilan, et d’ores et déjà se préparer à l'édition suivante.

Nous avons tous redouté le 15 février - bien que le 13 se trouvait être un vendredi, ce qui aurait pu s’avérer bien plus dangereux… Mais le 15 était le dernier jour de la Berlinale, et de ce fait le jour le plus triste de l’année. Certains d’entre nous sont instantanément tombés malade (toux, rhume, états fiévreux), d’autres se sont aussitôt rués sur de nouveaux projets stressants (livres sur la Berlinale, ou bien E-magazine de Beyond the Curtain). Il faut bien se distraire lorsqu’on ne carbure subitement plus à cinq films par jour... 

Beaucoup de café et de nuits écourtées

Nous n’avons en tous cas pas à rougir de notre bilan cette année : au total, nous avons visionné 105 longs-métrages et 34 courts-métrages. Ce qui représente au total plus de 10 906 minutes – soit quasiment 182 heures de film. Du bahasa indonesia à l'albanais en passant par l'inuktikut, la quasi-totalité des langues du monde était représentée, et il en était de même pour presque chaque pays ou région du globe – jusque la Corée du Nord (Gujke Shijang de Joon Je-Kyun) et le Pôle Nord (Nobody wants the Night d'Isabel Coixet). Mais quadriller le globe de façon aussi soutenue, ça fatigue : Sébastien se réconfortait à grand renfort de kébabs et de muffins au chocolat, Lilian et Christina se shootaient au café. Christian était le seul à combattre le stress par de longues nuit de sommeil. Ce qui a tout de même failli partir en sucette au moment de la conférence de presse European Shooting Stars : "Mon temps fort de la Berlinale ? Me réveiller le lundi matin après une courte nuit et réaliser que l'interview que j'étais sensé réaliser à Potsdamer Platz devrait déjà avoir commencé depuis vingt minutes  !"

À cela s'ajoutent les odyssées quotidiennes dans le bus M41, le tunnel Nord-Sud bloqué, la  mauvaise connexion Wi-Fi du Berlinale-Palast, la panne d'internet à la maison : cela pouvait difficilement être pire – à moins de se retrouver comme Lilian à 20h, errant de film en film, à moitié mort de faim et déshydraté dans l'enceinte de l'onéreux Cinemaxx, sans le moindre centime en poche pour se sustenter.  Ou de réaliser, une fois assis aux côtés de Julia le matin à 9h afin d'assister à la projection du film russe Under Electric Clouds, en compétition, que l'on n'y entrave pas le moindre mot, et que les deux heures et demie qui suivent vont sembler longues, très longues.  

Ceux qui ne sont pas restés scotchés à la toile de façon permanente ont aussi pu apercevoir quelques stars et starlettes en goguette. Cette année, nous avons croisé entre autres Sibel Kekilli, Marie Bäumer, Meret Becker, Maisie Williams et, une nouvelle fois, Anke Engelke. Mais où sont passées toutes les célébrités masculines ? En tous cas, James Franco est hors-jeu : nous n'avons pu voir que sur grand écran, et à sa deuxième conférence de presse, trois jours après la première, il avait déjà perdu en sex-appeal – il avait sans doute déjà un peu trop profité des nuits berlinoises. Et le Jingle de la Berlinale, psychédélique à souhait, a résonné avec la même magie jusqu'au tout dernier film le dimanche soir. 

Il ne manque à présent plus que le classement officiel de la Berlinale de votre rédaction babélienne. Quels films doit on tenir à l'oeil ces prochains mois ? Julia recommande Victoria, le premier film de Sebastian Schipper. Christian a bien aimé Queen of Earth, ce qui semble être un compliment. Lilian nous conseille le documentaire musical groenlandais Sume - Mumisitsinerup NipaaSébastien s'est enthousiasmé pour Une jeunesse allemande et Christina pour le film argentin El Incendio de Juan Schnitman. Pas mal pour un marathon cinématographique de 10 jours ! Evidemment, vous pourrez encore trouver des critiques de films par ici dans les semaines qui viennent. Car bien que la Berlinale se soit achevée le 15 février, elle se prolonge encore un peu dans nos têtes.

Cafébabel Berlin à la 65ème édition de la Berlinale

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