[fre] ANA JAKIMSKA NOUS PARLE CINÉMA, RÉCIT ET CULTURE

Article publié le 1 mai 2014
Article publié le 1 mai 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Ana Jakimska est diplômée de l'Université de Philologie Blaze Koneski, à Skopje, en Littérature générale et comparée. Elle a enchaîné avec un cursus en réalisation cinématographique dans la même ville. De nature enthousiaste, motivée et ouverte, forte de ses précédents films et engagements actuels, elle aborde toujours les enjeux sociaux et culturels principaux ancrés dans la société...

Ana Jakimska est diplômée de l'Université de Philologie Blaze Koneski, à Skopje, en Littérature générale et comparée. Elle a enchaîné avec un cursus en réalisation cinématographique dans la même ville. De nature enthousiaste, motivée et ouverte, forte de ses précédents films et engagements actuels, elle aborde toujours les enjeux sociaux et culturels principaux ancrés dans la société macédonienne contemporaine.­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ Parmi les films qu'elle a réalisé, on compte : Shawl (2011, court-métrage), Call me Barbara (2013, documentaire/court-métrage), Loverinth (2014, court-métrage) et It’s Cold Outside (2014, court-métrage, projeté en avant-première au Festival du Film de Skopje 2014). Elle s'implique également dans la photographie, l’écriture et plus généralement la littérature. Cette semaine, l'équipe de Mladiinfo est ravie de recevoir Ana pour un entretien !­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­

M! : Tu étais déjà titulaire d'une Licence en Littérature avant de te consacrer davantage au cinéma, par conséquent, comment décrirais-tu la relation personnelle que tu entretiens avec la littérature ?­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­

Ana : Une bibliothèque faiblement éclairée rassemblant des rayons et des piles de livres de différentes époques, provenant des différents coins du monde, est l’image la plus incroyable qu'il existe. Toute personne qui en douterait passerait pour folle. Toute ma vie, j'ai été entourée de livres, du fait que mes parents soient des spécialistes en littérature. Je me souviens d'un roman (comme je l'appelais) que j'avais écrit à l'âge de dix ans : l'histoire était très mal développée, il était question de moi et de ma marionnette de frère s'aventurant dans un monde fantastique, au fin fond des bois. C'était peut-être le premier vrai signe que je ne deviendrais pas une auteure brillante, malgré la passion qui m'animait. Puis, un jour, j'ai lu Tom Sawyer de Mark Twain et j'ai pensé que je deviendrais peut-être une bonne conteuse au lieu de ça. Donc, des années plus tard, je me suis inscrite à la Faculté de Littérature comparée. Ma relation avec la littérature n’a jamais été une histoire sans lendemain, mais plutôt une véritable dévotion pour la vie.­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­

M! : Dans la suite de tes études en cinéma, comment juges-tu l'alliance entre la littérature et les films ?­­­­­­­­­­

Ana : Tous les réalisateurs devraient aimer les livres. Les livres vous en apprennent beaucoup sur le fonctionnement de la pensée et des émotions humaines. Il est vrai que pour conter une histoire en tant que réalisateur, vous aurez sans cesse besoin d'être au contact de nombreux concepts variés de ce monde et des personnes qui y vivent, mais ce serait une erreur de limiter ces « rencontres » aux interactions de la vie réelle uniquement. Pourquoi se limiter au présent lorsque vous pouvez saisir un livre et être au contact des grands esprits du passé ? Actuellement, je passe mes après-midis à relire Hemingway et je ne cesse d'en apprendre au sujet de l'art du récit. Le cinéma existe peut-être depuis un siècle à peine, mais le récit, le cœur de l'art du cinéma, a toujours existé.­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­

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