[fre] Albert Einstein au Festival fringe d'édimbourg

Article publié le 22 octobre 2013
Article publié le 22 octobre 2013

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

En entrant dans le théâtre, vous êtes salué personnellement par Albert qui vous sert la main, les yeux pétillants d'enthousiasme, d'énergie et de bonhomie. Une fois le public assis, il s'adresse à un groupe d'étudiants de l'université de Princeton dont il a intégré le personnel en 1933 après avoir fui les horreurs de l'Allemagne nazie. Ainsi commence « Albert Einstein – Relativitément parlant ».

Einstein est interrompu par une voix off qui le présente. Le spectacle continue, mu par des rebondissements inattendus, entrecoupé de musiques et de chansons, usant de jeux de mots et de traits d'esprit, entre moments de fantaisie et une science pure et dure sur sa théorie de la relativité, y compris pour E = MC² qui apparaît comme un personnage artiste de rap optimiste et jazzy. Aussi incroyable que cela puisse paraître, cela pourrait même avoir éclairé ma lanterne sur les théories d'Einstein, à savoir, si j'en réfère à mes notes, que « le temps se dilate à mesure que les objets se rapprochent de la vitesse de la lumière tandis qu'ils rétrécissent. La vitesse de la lumière est constante alors que l'espace-temps est relatif » et « la courbure du temps (non pas la gravité) fait interagir les deux objets. »

Peu importe si j'ai saisi ou non les éléments de la physique selon Einstein, le spectacle produit par la compagnie de théâtre Tangram captive dès le début avec son mélange d'humour, de musique, de vitalité et d'intelligence. Il surprend tant il oscille entre fou rire et émotion profonde. Son habileté consiste à user de plaisanteries et de gags pour parler de quelque chose profondément ancré dans la condition humaine. Voici où nous devons faire face au dilemme moral dans lequel aucune décision éthique n'est ni complètement blanche ni complètement noire. Un homme dévoué à la beauté de la pensée abstraite et aux théories mathématiques et physiques doit veiller à ce que ses travaux ne soient pas utilisés pour créer la plus destructrice des armes : la bombe atomique. Prenez vos mouchoirs chers lecteurs, vous en aurez besoin pour cette performance réellement cathartique et splendide signée John Hinton et Jo Eagle.

Pleasance Courtyard, du 31 juillet ou 26 août (excepté les mardis),  John Hinton & Jo Eagle