Fiente de moineau et pénis de taureau : tour d'Europe des meilleurs remèdes anti-gueule de bois

Article publié le 21 mars 2017
Article publié le 21 mars 2017

On est tous passés par là : mal de tête carabiné, estomac retourné, bouche pâteuse... La gueule de bois n'est pas un long fleuve tranquille. Mais aussi loin que les jeunes choisiront de se saouler, on trouvera toujours des moyens de s'en remettre. En voici quelques-uns en provenance de toute l'Europe.

Le mal par le mal

Au Royaume-Uni, ils appellent ça « the hair of the dog », soit « le poil du chien ». Les Allemands boivent une « Konterbier » (une « contre-bière »). Les Polonais « débloquent un coin avec un second » (« wybijać klin klinem »), tandis qu’en Espagne et en Italie, « un clou chasse l’autre » (respectivement « un clavo saca otro clavo » et « chiodo scaccia chiodo »). Mais qu’importe la langue choisie, le principe reste le même : le seul remède contre la gueule de bois, c’est de boire, encore. En Hongrie la boisson de prédilection est l’eau-de-vie, mais avant que vous ne fonciez à Budapest en quête de remontant, sachez que l’alcool est généralement mélangé à de la fiente de moineau… et Dieu sait combien ces bactéries nuiraient à votre système digestif déjà fragile.

Malheureusement, la science semble indiquer que boire davantage ne ferait que retarder notre gueule de bois plutôt que la guérir, en donnant à notre corps plus d’éthanol à traiter et retardant ainsi la transformation du méthanol (ce à quoi nos organismes s’opposent).

De la viande, encore de la viande

Beaucoup sont ceux à avoir des haut-le-cœur à la seule pensée de manger plus qu’un morceau de pain après une soirée bien arrosée, mais il a été établi que l’association de matières grasses et glucides aide le corps à remplacer les sucres perdus lors de la transformation de l’alcool. À l’époque de la Rome antique, le canari frit était un en-cas des plus appréciés… mais aujourd’hui, nous faisons preuve de bien plus d’humanité. Les Français ont tendance à se rabattre sur le cassoulet, ce fameux ragoût de haricots blancs et saucisses de porc. Outre-Manche, rien n’égale un bon vieux Full English breakfast (œufs, bacon, saucisse, haricots blancs à la sauce tomate et toasts) bien qu’une étude menée par l’université de Newcastle suggère que le bacon soit tout ce dont nous ayons besoin.

Avis aux plus téméraires : mettez le cap sur la Sicile, où les gens du coin ne jurent que par le pizzle, soit du pénis de taureau séché. 

De la murge à la saumure, il n'y a qu'un pas

On dit que les meilleurs remèdes sont souvent pires que la maladie, et face à la perspective de boire le « jus » des cornichons, bon nombre de personnes pourraient préférer supporter la gueule de bois, purement et simplement. Mais on a la preuve que ça marche : la saumure est pleine d’électrolytes, essentielles à un prompt rétablissement. Certains bars associent ce remède traditionnel polonais au « poil du chien » sous la forme d’un pickleback, un shot de whisky suivi d’un shot de jus de cornichons. Le petit déjeuner allemand post-cuite, ou Katerfrühstück, semble pire encore sur le papier. Le plat se compose principalement de rollmops, soit des petits rouleaux de hareng mariné avec des cornichons et des olives vertes. Si vous pensez pouvoir digérer tout ça, commandez une sauerkraut (choucroute) en guise d’accompagnement…