Festival du Cinéma Européen de Séville : Surprise, récompense et soulagement

Article publié le 22 novembre 2010
Article publié le 22 novembre 2010
Ces trois mots pourraient représenter au mieux les prix décernés lors de la septième édition du Festival de cinéma européen de Séville, le 13 novembre au théâtre Lope de Vega. Une fois encore, des différends entre le public et le jury ont transformé la cérémonie de clôture en boîte à surprise, malgré l’animation de musiciens extraordinaires au rythme de I Feel Good. Verdict.

 Hommage à Luis García Berlanga

Le festival a eu lieu le jour de la disparition « du monument, tant au cinéma que dans la vie », Luis García Berlanga, qui a laissé le cinéma espagnol endeuillé. La cérémonie a été précédée d’un hommage au « maître », que le directeur du festival, Javier Martín-Domínguez, a qualifié de « guide pour nous tous » (...) L'émotion était d’autant plus grande que Nieves Arrizola, sa mère, tenait le rôle principal d’un film présenté au festival. Dans un extrait, celle-ci décrivait Berlanga comme un « dingue », « anarchiste à la noix » (avec tendresse) et insistait bien sur le fait que lui-même se considérait comme « un anarchiste indépendant. »

Palmarès

La production Son of Babylon, du réalisateur iraquien Mohamed Al-Daradji, s'est hissée au rang de meilleur film du festival et a obtenu le Giraldillo de Oro. Elle raconte le parcours, le long des routes du nord de l'Irak, d’Ahmed, un enfant kurde de 12 ans, et de sa grand-mère, trois ans après la chute du régime de Saddam Hussein. Ensemble, ils recherchent le père du garçon, un soldat arrêté par la Garde Républicaine de Saddam à la fin de la guerre du Golf. Dans leur quête, ils suivront des chemins dévastés par les bombes et croiseront des personnes dans la même situation, à la recherche d'une nouvelle vie et d'un avenir. Le lauréat a reçu 45.000 euros destinés à la diffusion du film en Espagne, comme pour tous les prix de cette compétition.

Le Giraldillo de Oro du meilleur film documentaire, décerné aux participants de la section Eurodoc, et récompensé par 20.000 euros, a été attribué à la coproduction hispano-suédoise Último capítulo: Adiós Nicaragua, de Peter Torbiörnsson. Le documentaire traite de la faute et des idéologies souillées par le sang. Le film débute avec l'explosion d'une bombe lors d'une conférence de presse du commandant Zéro, dans la forêt entre le Nicaragua et le Costa Rica, qui laisse plus de vingt journalistes tués ou blessés.

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