Festival de cinéma européen de Séville : 5 films à retenir

Article publié le 29 novembre 2010
Article publié le 29 novembre 2010
Dix réalisateurs ont eu l’opportunité de présenter leurs premières œuvres lors du Festival du Cinéma Européen de Séville. Que nous apportent-ils ? Jusqu’où nous emmènent-ils ? Voici cinq réponses, cinq façons différentes de prédire le cinéma à venir.

Du cinéma social aux films d’horreur, des sujets d’actualité aux scénarios d’antan, et de la comédie au drame le plus tragique, la nouvelle catégorie First Films First du Festival du Cinéma Européen de Séville a réuni un échantillon varié de l’air frais que soufflent les romans européens. Voici les cinq exemples les plus représentatifs :

1. Sinestesia (Suisse)

Le vrai protagoniste de Sinestesia, c’est le hasard. C’est l’histoire d’Alan, de son épouse, de son amante et de son meilleur ami. Dans ce film, les coïncidences, les liens qui unissent, les distances qui séparent, les vérités et les mensonges entre les différents personnages tissent une trame d’intrigue dans laquelle il y a autant de place pour les sourires que pour la douleur, mais surtout pour le hasard. Ce film suisse est la première œuvre du réalisateur Erik Bernasconi.

2. Shahada (Allemagne)

Ce film ne laisse pas le spectateur indifférent. Le metteur en scène Burhan Qurbani fait ses débuts avec Shahada, long métrage qui pose une réflexion sur des thèmes universels comme le repenti, la culpabilité et la morale au travers de trois personnages qui cherchent désespérément la rédemption et le pardon des autres, bien qu’ils soient incapables de se pardonner à eux-mêmes. Les personnages : une demoiselle – fille d’un imam – qui vient de se faire avorter, un jeune musulman qui découvre son homosexualité, et un policier qui a par erreur fait feu sur une femme enceinte, vont être tourmentés par leurs propres actions et vont chercher diverses échappatoires pour se réconcilier avec eux-mêmes.

3. Harisma (Grèce)

Harisma nous révèle ce qu'est l’humour grec, avec une comédie romantique dans laquelle le prince charmant est tout sauf enchanteur : il est grossier, violent, culotté et têtu. Il n’a aucune chance avec la belle Ismini, mais refuse tout bonnement de prendre « non » pour une réponse. Incompatibles à 100% et perdus dans leurs vies, Haris et Ismini n’ont qu’une chose en commun : ils en ont assez d’être seuls. Film mis en scène par la jeune réalisatrice Christina Ioakeimidi.

4. Majority (Turquie)

Majority nous raconte l’histoire de Mertkan. Ce jeune turc de 21 ans a un père dominateur, une mère qui soufre, une petite copine qu’il n’aime pas assez, et des amis avec lesquels il ne peut pas être lui-même. Et parfois, il pleure. Dans son premier film, Seren Yüce aborde des thématiques telles que la dépendance à la famille, la sincérité ou l’égoïsme dans les relations sentimentales, et la problématique sociale du pays, qui se reflète surtout dans l’histoire de Merktan et de sa petite amie kurde, que le père du protagoniste ne peut pas voir en peinture.

5. Oxygen (Belgique et Pays-Bas)

Tom et Lucas sont frères. Mais leur lien dans le film est aussi celui de la maladie : les deux jeunes sont atteints de fibrose kystique, une maladie génétique qui attaque et détruit les poumons. Tom essaye de se faire à l’idée qu’il n’en a plus pour longtemps à vivre, mais à l’hôpital, il fait la rencontre de Xavier, qui souffre de la même maladie que lui et qui est pourtant en pleine forme. Il y fait aussi la connaissance d’Eline, placée en quarantaine depuis des mois à cause d’une infection. Ils ne peuvent se toucher, seulement se parler par téléphone, mais les sentiments ne s'arrêtent pas à ce genre de détail. Dans ce film réalisé par Hans van Nuffel, les personnages ont peu de temps devant eux et ne veulent rien laisser passer à côté.

Jetez un œil au programme complet du Festival sur le babelblog de Séville

Photos : prise du film "Oxygen" (Hans Van Nuffel, 2010); vidéos: YouTube