FACTEUR HUMAIN 2008: Pérez-Reverte, l’héros de coeur dur

Article publié le 3 mars 2008
Article publié le 3 mars 2008
Si le monde était divisé entre «», serait, selon ses propres mots, un lutteur. Cet écrivain espagnol, né en Cartagena en 1951 est bien connu surtout grâce a sa saga «» mais ce qui a formé la dure personnalité qu’il porte aujourd’hui avec élégance est son préalable travail comme journaliste, son profil de jeune aventurier.

agneaux et lutteursArturo Pérez-ReverteLe Capitan Alatriste

«», raconte-il sur l’instant quand son imagination était réveillée. Avec 20 ans et son sac à dos, il a décidé d’aller connaître les endroits et personnages des livres. «». Peut-être que à cause de cela il a opté pour les territoires en guerre. Aussi à cause de cela il est devenu reporter, car il se sentait chasseur, chasseur d’images. «».

Tout a commencé dans une bibliothèqueÀ cette âge j’étais jeune et cruel et le monde était ma scèneQuand on va à la guerre, avec le billet de retour dans la poche, la guerre semble un monde fascinant

Sa fonction dans Facteur Humain était enseigner un peu aux 800 jeunes qui l’écoutaient. Mais dans ce cas là, loin de la chaleur transmise par Ana María Matute, son message était beaucoup plus cynique. «». Peut-être que Reverte ait lu lorsque sa jeunesse un livre de Hobbes et ait appris ainsi que «», ou peut-être que, plus probablement, la guerre l’ait montré le côte obscur des hommes.

J’ai un mauvais concept de l’être humain, l’élan de l’être humain est méchant, l’être humain est un connard, quoique la culture et la société puissent lui rendre bon finalementl’homme est un loup pour l’homme

Pérez-Reverte, aujourd’hui en Espagne mais avec le coeur encore dans quelque guerre ailleurs, parle de méfiance, de dignité, d’estime (mais pas d’amour), de batailles et de victoires. Il nous parlait des Ulysses du monde «». C’est lui-même peut-être un héros à sa façon?

des héros qui survivent, quand Achilles dévient un Ulysses, alors in ne reste qu’un héros avec le cœur dur

«», on lui demande. «».

Pour quoi se battre, Arturo?Pour se sentir digne, pour ne pas se sentir vaincu

Sara Domínguez Martín

Traduit par

Patricia González Bermúdez