Euro 2012 : les fines équipes

Article publié le 8 juin 2012
Article publié le 8 juin 2012
Ce soir, débute le championnat d'Europe des nations de football organisé conjointement par la Pologne et l'Ukraine. Revue d'effectif décalée et non exhaustive.

Ceux qu'on va admirer : Espagne, Allemagne, Italie, Pays Bas

Espagne

Inutile de présenter la Furia Roja, tant depuis quelques années, les nains espingouins régalent la planète football. Attention tout de même car des joueurs importants sont blessés (Carles Puyol, David Villa) ou complètement à la rue (Fernando Torres). La guerre fratricide Barcelone/Real Madrid laisse aussi des traces dans les relations entre coéquipiers en équipe nationale. Et gare aux surprises, car leur groupe est assez relevé, avec les Irlandais, les Croates et bien évidemment les Ritals. Mais à coup de passes millimétrées et de dribbles ravageurs, l'Invincible Armada demeure la principale candidate à sa propre succession.

Si l'Espagne est favorite de l'Euro, ce joueur pourrait à lui seul tout changer.

Allemagne

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Le Saint empire Germanique veut reconquérir l'Europe. Troisième aux coupes du monde 2006 et 2010, deuxième à l'euro 2008, l'artillerie lourde de la grosse Angela est lancée comme un boulet de canon. Mais la désillusion du Bayern Munich, qui a perdu en son duché de Bavière, fin-mai, la Ligue des Champions qui lui tendait les bras, va sans doute peser lourd. Pas moins de huit joueurs de l'équipe d'Allemagne ont rendu les armes face aux Alliés anglo-ivoiriens de Chelsea. Bref, gare au Blitzkrieg : un schleu revanchard en vaut deux.

Italie

Parce que l'Italie est emmené par les joueurs de la Juventus de Turin, qui n'ont pas perdu un match de championnat cette saison. Parce que Andrea Pirlo est le narrateur omniscient du jeu qu'écrit la Squadra Azzura. Parce que Balotelli et Cassano, les deux attaquants italiens sont géniaux. Et surtout parce que comme en 2006 - quand elle avait gagné la coupe du monde - les affaires de corruption et de mafia éclaboussent la sélection. Bref parce que truqueuse, chiante à jouer, et gagneuse, l'Italie sera toujours l'Italie.

Pays-Bas

Comme à chaque fois, cette équipe d'artistes fragiles et mégalos va sans doute se planter magnifiquement. Comme depuis des années où ils paraissent favoris, un grain de sable va venir dérégler la mécanique orange. Une dispute d'égo, une blessure, un mauvais résultat, etc. Mais sur le papier, la puissance offensive et créatrice hollandaise est sans égal : autant de Van Gogh que de Van Persie, autant de Rembrandt que de Robben.De quoi arriver en finale en mettant 5 buts par match, et perdre sur un tir au but manqué par… Robben.

Ceux qu'on gardera à l'œil : France, Angleterre, Russie, Croatie

France

Si les Français se moquent, voir détestent leur joueurs, il n'empêche qu'à l'étranger, les Bleus font peur. Imprévisibles, égoïstes, talentueux… Du Français pur jus ! A la moindre contrariété, l’Équipe de France peut se désolidariser complètement. Mais avec un exploit, les choses pourraient se décanter et faire d'une équipe mi-figue mi-raisin, un très beau millésime.

Angleterre

Suspension de leur meilleur joueur Wayne Rooney pour les matchs de poules, blessures de joueurs importants, licenciement de l'entraîneur à 3 mois de la compétition, affaire de rivalité interne sur fond de racisme. Le pudding semble cuit pour les rosbifs. Mais c'est un groupe expérimenté, soudé par l'adversité. Portés par la dynamique du club de Chelsea, champion d'Europe, les serviteurs de sa Majesté pourraient bien vouloir remettre le couvert.

Russie

Avec le retour aux affaires de l'inépuisable coach Poutine, les chars de l'Armée Rouge redeviennent inquiétant. Des ogres mangeurs d'enfants derrière, du sérieux au milieu et du talent devant. Après avoir battu la Pologne et la République Tchèque en phase de poule, les Russkoffs vont rétablir le Pacte de Varsovie et renvoyer leurs chars à Prague, pour leur piquer leurs meilleurs joueurs en vue des quarts de finale.

Croatie

Dans un groupe difficile, la Croatie aura fort à faire avec les deux derniers champions du monde en titre. Mais en cas de faux pas de l'un des deux, les Croates pourraient être l'une des surprises de cet euro. Avec une génération de joueurs très talentueux, la Croatie pourrait refaire le coup de 98, (où elle était arrivée en demi-finale du Mondial).

Ceux qui vont nous faire rire : Pologne, Ukraine, Portugal, Grèce

Pologne/ Ukraine

A domicile, les Ukrainiens et les Polonais devraient plus se faire remarquer pour les passes de leurs tapineuses que de leurs joueurs de foot. Le meilleur joueur polonais, Blaszczykowski joue au Borussia Dortmund en Allemagne, et le meilleur ukrainien, Andrei Shevchenko a 36 ans.

Portugal

Cristiano Ronaldo va gonfler les muscles, dire qu'il est le plus beau et le meilleur joueur du monde. Mais au final, les Portugais vont prendre deux valises contre les Allemands et les Hollandais. Ce n'est pas cet été encore que la statue de Ronaldo trônera face à la tour de Belem à l'entrée de Lisbonne.

Le clairon de la Pologne ?

Grèce

À trois jours de leur premier match, les Grecs se rendent compte qu'ils ont enregistré plus de joueurs que le règlement de la Fifa ne l'autorise. Le vice-vice-capitaine, ailier gauche, est choisi par les joueurs pour négocier avec les autorités européennes. Peu après, il annonce qu'il trouve les règles trop austères, et demande à quitter l'Euro… de football. Ce ne sont pas les Allemands qui s'opposeront.

Photo : Une (cc)atomicshed/flickr ; Texte : Fernando Torres (cc) toksuede/flickr ; Blaszczykowski (cc) fanthomas2/flickr ; Mascottes (cc) polandmfa/flickr