Etats Généraux de l'Europe: Sarkozy passe avant l'Europe

Article publié le 19 avril 2010
Article publié le 19 avril 2010

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Aux États Généraux de l'Europe, on s'attendait à un bon discours langue de bois de la part du secrétaire d’État français chargé des Affaires européennes. On était loin d'imaginer Pierre Lellouche conspuer l'Europe telle qu'elle est et applaudir l'Europe telle que Nicolas Sarkozy la modèle. Et pourtant... Extrait de l'analyse caustique de discours publié sur le babelblog de Strasbourg.

Pour la troisième édition du rendez-vous de la société civile européenne à Strasbourg le 17 avril 2010 - où cafebabel.com s'est déplacé pour animer des ateliers médias - le discours officiel de Pierre Lellouche aurait dû être convenu et formaté, un hommage à la langue de bois en quelque sorte. Les premiers mots de Pierre Lellouche n’ont fait que nous renforcer dans cette idée. Et pourtant… Après plusieurs longues minutes de considérations édulcorées sur notre continent, le secrétaire d’État français s’est soudain fait plus critique à propos de la situation de l’Union. Inespéré ! Une critique étonnamment constructive d’ailleurs !

Il a ainsi mis en évidence la lenteur de nos institutions et ses conséquences : « La vitesse de changement du monde n’a rien à voir avec le "temps européen". Le monde bouge, l’Europe discute », s’est-il emporté, chiffres à l’appui. Plus de quinze ans de préparation pour aboutir au Traité de Lisbonne, quasiment neuf mois écoulés entre les élections européennes de 2009 et l’entrée en fonction de la nouvelle commission Barroso II… et pendant ce temps, le monde avance, et n’attend pas l’Europe.

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Photo: ©PolandMFA/Flickr