Ecologie pratique : quelques conseils pour réduire ses déchets

Article publié le 18 mars 2011
Article publié le 18 mars 2011
Les emballages des cadeaux de Noël, le compost des déchets organiques, la liste de courses… Inspirée par les conseils de la Semaine Européenne pour la réduction des déchets livrés sur le site de l'évènement, j’ai décidé de minimiser au maximum le volume de déchets que je produisais pendant une semaine.

 Une montagne de déchets. Selon les statistiques d’Eurostat datant de 2007, un Européen moyen produit 552 kilogrammes de déchets par an, et ce chiffre est en consente augmentation de 1-2% chaque année. A Bruxelles, la ville où j’habite, les habitants sortent leurs sacs poubelles dans la rue certains jours précis, et de là ils sont ensuite enlevés par les éboueurs. Le manque de poubelles laisse donc facilement apparaître l’énorme volume de déchets. Le tri n’est pas obligatoire, mais le verre doit être jeté dans des bacs spéciaux qui se trouvent dans la rue. En cas de non-respect de cette règle, on peut même recevoir une amende. En Allemagne, des contrôleurs spécialisés peuvent toquer à ta porte en demandant si c’est bien toi qui as mis ce sac en plastique dans ce conteneur. Comme nous le savons à Naples, il est possible de jeter ses poubelles n’importe où, alors qu’à Milan le tri est obligatoire. L’organisation du tri et l’utilisation des déchets est bien différente selon les pays et dans chacun d’eux selon les villes. C’est pourquoi les organisateurs de la Semaine européenne de réduction des déchets ont plutôt placé sur leur page internet des conseils universels pour que chaque Européen puisse contribuer à la baisse de volume des déchets produits.

Papier, ampoules, vêtements : réutiliser et recycler

J’ai donc essayé de les mettre en pratique durant une semaine. Premier conseil sur le site : réutiliser le plus grand nombre d’objets. Bon, d’accord, je ne sais pas si ma cartouche d’encre peut être à nouveau remplie, mais dans mon tiroir, je collectionne un tas de feuilles à moitié remplies pour de futures prises de notes. Je gagne un autre bon point pour l’impression en recto-verso. De plus, dès que je peux, j’essaye aussi de rétrécir la police de mon écriture afin d’utiliser le moins de papier possible. Durant cette dernière semaine, aucun aliment présent dans mon frigo ne s’est périmé. Par contre, j’avais peur de ne pas pouvoir suivre les conseils présents sur le site concernant la réparation de tous les objets mécaniques tombés en panne, surtout que maintenant il nous revient moins cher d’en acheter un tout neuf. J’utilise tout de même les piles rechargeables pour tous les objets mécaniques, et mes ampoules sont toutes à basse consommation. Le problème, c’est que ce genre d’ampoule contient du mercure qui est nocif pour la santé et celles qui sont grillés devraient être mises dans des conteneurs spéciaux… ce que j’oublie à chaque fois. Donc malgré les meilleures intentions du monde, j’apporte fais plus de dégâts que de bénéfices...

La capitale belge n'a pas de poubelles

Niveau meubles et vêtements, l’affaire se présente plutôt bien. A quelques mètres de chez moi se trouve le conteneur Les Petits Riens – un magasin où l’on rénove et revend toutes sortes de choses d’occasion pour pas cher. Les personnes voulant donner les meubles dont ils n’ont plus aucune utilité ainsi que des objets plus volumineux peuvent même réserver un transport gratuit. Dans toute l’Europe les mêmes initiatives sont organisées, par Emmaüs et La Croix Rouge par exemple. Cela vaut donc la peine de chercher avant de jeter des choses inutiles en bon état. 

Courses intelligentes et cadeaux « dématérialisés »

En ce qui concerne les courses, je peux être fière de moi : je suivais déjà à la perfection certains conseils donnés par les organisateurs. Comme c’est conseillé, je réfléchis sur ce que je dois acheter, je fais une liste et j’essaye de ne pas gâcher la nourriture. Par soucis d’économie, je suis habituée à acheter des grands paquets de riz, de pâtes, de thé ou café, alors si par la même occasion je peux réduire ma quantité de déchets, c’est encore mieux. J’emballe mes courses dans des sacs en coton réutilisables. Un des conseils consiste aussi à ne pas acheter de l’eau en bouteille. Bon, certes, l’eau du robinet de Bruxelles est potable. Mais après une semaine à boire de l’eau au goût trouble, je ne promets rien. Autre conseil dans leur liste, trouver des cadeaux « dématérialisés ». Je pense à l’achat d’une place de cinéma ou d’un abonnement au fitness club. Malheureusement, cette année, Noël a été source de générosité et des cadeaux « matérialisés » traînent ça et là dans mon appartement.

Ecologie vs confort 

Je dois avouer que la vie sociale a un effet négatif sur « l’éco discipline ». Et c’est surtout moins motivant quand on sait que tout le monde autour de nous jette beaucoup de choses sans réfléchir. Dans l’Université Catholique à Louvain, où j’étudie, il y a un club où les adhérents peuvent recevoir un café ou un thé gratuitement s’ils ramènent la tasse du club. L’idée est géniale, mais ce n’est pas facile à réaliser…surtout quand on a sous la main une machine à café avec des gobelets en plastiques. Décidément tout est contre moi… Je trouve cependant qu’il y a quelques points pratiquement irréalisables. Malgré mon autocollant sur la boîte aux lettres tous les jours je trouve des publicités, des tracts, et des prospectus. Je trouve aussi la réalisation de compost comme irréelle. Bien que je n’ai pas d’enfants (ce que certains trouvent comme positif pour l’environnement), je suppose qu’avec l’actuel style et train de vie, peu de jeunes parents seraient prêts à faire une croix sur les couches jetables en faveur des lavables. La semaine européenne pour la réduction des déchets n’a donc pas eu un effet révolutionnaire sur mon style de vie, mais c’était une bonne occasion pour réfléchir comment je pourrais mieux faire sans trop d’efforts.