École – Propositions des Jeunes d'avenir 63

Article publié le 29 octobre 2009
Publié par la communauté
Article publié le 29 octobre 2009
Le Puy de Babel publie les communiqués de presse de droite comme de gauche et invite ceux qui le désirent à réagir. Les J.D.A. (les jeunes pro-Ségolène Royale) 63 se sont penchés au cours du mois de Septembre 2008 sur les questions liées à l'éducation.
Réunis en débat participatif, nous avons déterminé trois questions majeures auxquelles il fallait apporter des réponses, à savoir l'épanouissement de l'enfant, le rôle oublié d'ascenseur social et la lutte contre l'échec universitaire.

Tout d'abord, l'épanouissement individuel de l'enfant doit être une préoccupation majeure de l'environnement éducatif, et ce, dès la maternelle. Il faut à tous prix défendre l'école maternelle que certains souhaiteraient « anéantir » en ne l'ouvrant qu'à partir de 5ans. L'école maternelle a d'autres fonctions que celle de garderie.

Elle a notamment les objectifs d'éveiller les enfants au monde qui les entoure, de les préparer à l'école etc. La question de l'épanouissement ne se résume pas aux équipements mais aussi aux conditions de travail et aux personnels qui les encadrent, qui manquent bien trop souvent d'une formation en psychopathologie. Il faut également offrir un milieu éducatif d'épanouissement et non pas un moule. Nous sommes donc pour la défense des 3èmes découvertes.

Il ne faut pas ériger l'égalitarisme en principe immuable, obligeant tous les enfants à avoir le même parcours alors qu'ils n'ont pas les mêmes envies.

En outre, il ne faut pas renoncer à la mixité sociale ce qui devient de plus en plus possible pour les écoles privées et qui pourrait devenir un phénomène tout aussi important dans le public. Nous refusons également la remise en cause de l'apprentissage par la construction de l'esprit. Aujourd'hui, les élèves ingurgitent une leçon qu'ils doivent apprendre sans véritablement en comprendre le fonctionnement. Il faut remettre au cœur de l'éducation un apprentissage appelant à la réflexion.

L'école ne remplit plus aujourd'hui son rôle d'ascenseur social. Nous l'expliquons par une certaine conception élitiste de l'école, qui privilégie certains bacs par rapport à d'autres, certaines formations par rapport à d'autres. Pourtant, il n'y a pas de sous-formations, ni de sous-métiers. Pour rompre cette conception élitiste de l'école, il faut faire preuve d'audace.

Nous avons notamment conclu que la suppression des classes prépas, aberration élitiste bien française, était nécessaire, autant nécessaire que le rattachement des grandes écoles aux universités. Il est également insupportable que certains concours (médecine, Sciences Po etc.) ne soient pas préparables via un système de tutorat efficace et public mais uniquement par des prépas privées qui privilégient les plus fortunés. Enfin, une école plus présente et plus soucieuse individuellement de ses élèves n'est possible que si les effectifs des classes sont baissés.

Enfin, concernant les universités, nous nous inquiétons des répercussions de la dernière loi LRU sur les universités de sciences humaines, qui auraient du mal à trouver des « sponsors ».

Nous pensons plutôt que les entreprises qui souhaiteraient s'investir dans les universités devraient financer un fonds national qui serait géré par l'État et qui pourrait alors être redistribué équitablement entre les différentes universités. Cependant, le principal problème de l'échec universitaire n'est pas tant le financement des universités que l'orientation. La création d'un service public de l'orientation est indispensable, de même que le fait de favoriser les passerelles entre les formations ainsi que les double-cursus.

Ces propositions ne sont qu'un extrait d'une synthèse de nos débats beaucoup plus longue et plus expliquée, que vous pouvez retrouver à l'adresse suivante, sur le blog des Jeunes d'Avenir 63:

http://jeunesdavenir63.over-blog.com/pages/Synthese_du_debat_participatif_du_21_Septembre_2008_Leducation-985619.html

A noter que nous avons construits nous-mêmes nos propositions et que nos travaux ne sont pas un simple relai d'idées qui viendraient d'en haut.