Dub Inc : la ferveur de la jeunesse pour la musique engagée

Article publié le 9 novembre 2016
Article publié le 9 novembre 2016

Dub Inc était mercredi 26 octobre au Festival des Libertés à Bruxelles. L’occasion de découvrir en live les nouveaux titres du groupe résonnant d’actualité.

Le Festival des libertés, c’est dix jours consacrés aux droits et libertés, aux solidarités et à la résistance. Le festival promeut l’expression via toutes formes de créations artistiques. L’occasion de se rassembler et de débattre des enjeux d’actualité.

Rien d’étonnant, donc, à y trouver Dub Inc, groupe emblématique de la scène française engagée. C’est par la voix rauque d’ Aurélien « Komlan » Zohou et le flow haut perché de Hakim « Bouchkour » Meridja qu’une salle comble a pu vibrer aux 1000 mélodies de ce groupe, dont le style reggae s’agrémente mélodieusement d’influences ska, dub, dancehall et de touches orientales. Leurs textes engagés ,dont les titres phares en anglais (Rude Boy), français (Tout ce qu’ils veulent) ou arabe (Djamila), font danser la jeunesse depuis presque 20 ans. Au menu des sujets abordés : politique, immigration, et une multitude de sujets d’actualité brulante.

« Pour moi Dub Inc représente une certaine mixité qu'on retrouve en France et ailleurs en Europe, c’est à dire des blancs, des blacks, des beurs », nous explique un fan de la première heure.  « Ils essayent de faire passer un message ou du moins nous faire voir ou entendre quelque chose, relève un autre. Ils chantent sur la misère, la pauvreté mais aussi sur l'amitié et l'amour ».  « Y’a pas beaucoup de groupes qui tiennent la route avec un style musical comme ça », insiste un autre. « En Europe on trouve de moins en moins de bon groupe reggae ».

Les spectateurs semblent conquis par le nouvel album. « Il est encore plus engagé, j’adore le dernier « titre triste époque », relève un spectateur enthousiaste. Ce titre illustre totalement notre époque et la société d’aujourd’hui, pour moi cela fait référence à la contestation autour de la loi travail ».

« Ce qui est bien, c’est qu’ils restent toujours les mêmes, rien a changé. Ils restent optimistes et leur musique fait du bien » résume une fan. Preuve, s’il en fallait, que musique engagée ne rime pas forcément avec virulence.