Donald Trump sur le divan

Article publié le 9 novembre 2016
Article publié le 9 novembre 2016

On le sait, le candidat du parti républicain Donald Trump aime se vanter. Il est en bonne santé, tout est génial dans son programme du Make America Great Again. Pourtant, pas sûr que son propre thérapeute ait le même avis. Extraits.

Cafébabel Bruxelles s'est procuré la lettre du thérapeute de Donald Trump. Extraits. 

Vous me manquez. Vous étiez un de mes fidèles patients, mais depuis le printemps 2015, plus aucun rendez-vous, et votre secrétaire n'arrive plus à nous trouver un créneau pour discuter. J'ai eu le temps lors de vos très nombreuses passages à la télévision de prendre des notes pour reprendre au plus vite nos séances.

Voici quelques tips et idées que j'aimerais discuter lors de nos prochaines séances.

EXTRAIT 1

Cher Donald, quand vous dites à propos de votre rivale, Hillary Clinton: " Comment peut-elle satisfaire son pays si elle ne satisfait pas son mari ? ". Cela choque les gens, mais pas moi.

En effet, avec d'autres collègues médecins, nous avons coutume de dire que l’intestin est le second cerveau de l’homme. Disons que vous, vous êtes l’exception. Votre second cerveau, il est directement passé sous la ceinture.

Aussi, est-ce pour cette raison que vous avez une lecture sexuelle du monde ? Pour vous, Monsieur Trump, la politique serait un grand lit, la primaire des républicains, un préliminaire avant l’acte amoureux. Votre élection à la présidence, une longue lune de miel. Pour vous, la décroissance économique est une impuissance sexuelle, et vous vous voyez comme le Viagra qui donnera du tonus à l’Amérique. D’ailleurs, les tours que vous avez bâties, ne sont-elles pas des phallus géant transperçant le ciel gris de Manhattan ?

EXTRAIT 2

Dois-je considérer que mes parents venants du Mexique ont été la source d'inspiration de votre lancement de campagne ? Je ne vous en veux pas, mais il y avait plus simple si vous vouliez un confrère blanc et conservateur pour continuer à travailler pour canaliser votre frustration.

Pourquoi voulez-vous gâcher votre vie et celle de millions de gens en faisant de la politique ? Je vous l'avais déjà dit, il y a déjà six ans, que faire de la politique, ce n'est pas un cirque.

Vous n'êtes pas fait pour la politique et encore moins pour la diplomatie. Pourquoi se lancer dans cette galère ? Vous croyez sauver l’Amérique en allant à Washington, intégrer la Maison Blanche et faire de la politique ? À mon humble avis, vous auriez dû prendre un ranch au Texas et continuer l'art subtil du rodéo. Vous avez l’âme d’un cow-boy, Donald, ne l’oubliez pas. D’ailleurs, vous avez toujours aimé les Westerns, ces films simples à comprendre, avec les gentils d’un côté et les méchants de l’autre.

EXTRAIT 3

Cher Trump, lorsque vous dites qu’il faut construire un mur entre le Mexique et les États-Unis, cela ne m’étonne pas du tout.

Cela vous ressemble bien ! Face à un phénomène d’immigration, vous agissez en maçon : sortir la bétonneuse et construire un mur. Pourquoi pensez-vous aux murs ? Sont-ils des vestiges de votre carrière immobilière ?

Sans vouloir vous offenser, le seul mur que vous devriez construire est un mur contre votre intolérance, mais vu son ampleur vous manqueriez sûrement de main d’œuvre. Seul une muraille de Chine pourrait endiguer votre flot de bêtises. Une fois élu, sans doute, vous construirez un mur contre la misère, un mur contre le chômage, un mur contre l’inflation. Ainsi, avec vous, la vie serait jonchée de murs. Et mon Amérique deviendrait juste un vaste labyrinthe...