Dogora, ou les yeux ouverts

Article publié le 25 juin 2007
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Article publié le 25 juin 2007
Strasbourg, samedi 23 juin 2007.

Par Géraldine Canet

Entendus les messages d’amour, d’espoir et de solidarité de Dogora, concert d’inauguration de MUS-E France : coordonné dans notre pays par Courant d’Art, le programme européen MUS-E de la Fondation Internationale Yehudi Menuhin engage depuis 1993 des actions culturelles dans les écoles et les quartiers pour combattre la violence, le racisme et l’exclusion sociale.

Samedi soir, au Palais des Fêtes, ce ne sont pas les discours officiels que sont venus écouter parents, grands-parents, amis, visiteurs de tous horizons. Mais bel et bien les patients, concentrés, hauts en couleurs et très professionnels enfants venus des écoles de Hautepierre à celles de la Meinau pour chanter avec énergie et justesse, l’histoire d’une famille confrontée à l’exil, à la solitude, aux difficultés de l’intégration… et aussi l’enfance, l’amour, la solidarité. Émus jusqu’aux frissons, nous voyageons avec elle, entre images poétiques ou tragiques, exceptionnels chœur et orchestre Gradus Ad Musicam de Nancy, voix enfantines limpides dont le curieux langage « dogorien » imaginé par le compositeur Étienne Perruchon, évoque tantôt les peuples de l’Est, tantôt ceux du Sud.

Samedi soir, il fait chaud et nous sommes ensemble, nous nous levons pour faire un triomphe. Ensemble, nous avons vu et entendu. Et je parlerai encore de Nous.