Delors affirme que rien ne marche dans le tendem franco-allemand

Article publié le 18 mars 2009
Article publié le 18 mars 2009
sarko y merkelPendant un entretien concédé à l’hebdomadaire allemand Capital, le seul président de la Commission européenne qui a tenu deux mandat au poste, le mauvais fonctionnement du moteur franco-allemand de la construction européenne et met en garde sur le risque d’implosion de la zone Euro.

La personne qui représente le seul cas d’ dans l’histoire de l’Union Européenne, Jacques Delors, s’est exprimé avec des paroles dures sur la façon dont les leaders européens font face à la crise multiple dans l’UE : crise économique, crise institutionnelle et crise de solidarité. Sa franchise est la même qu’il utilisait déjà entre 1985 et 1995, lorsque il présidait la Commission européenne, pour forcer des accords dans le sens de l’intégration européenne entre les chefs de gouvernement des États membre. « La réaction contre la crise est si faible que je crains pour mon propre légat politique », a déclaré le père de l’union monétaire et le marché commun européens.

hyperleadership

Barroso ghost president

Ces déclarations éclatent en plein dans la précampagne électorale des européennes et mettent en évidence l’indécision politique et le manque de capacité de pression de l’actuel président de la Commission, Durão Barroso, que les chefs de gouvernement veulent reconduire un deuxième mandat à la tête du gouvernement européen après l’élection en juin. Ce dernier entretien avec Delors souligne le besoin d’exiger que le président de la Commission soit quelque chose de plus qu’un simple gestionnaire ou un intermédiaire entre les dirigeants nationaux. C’est un retour de l’esprit politique ce que la crise actuelle demande, une vision qui avait provoqué en décembre 2008 l’observation suivante de la part de l’ex président espagnol, Felipe González : « Après 20 ans de simples gestionnaires à la tête des gouvernements et des partis politiques, les esprits politiques sont rouillés chez la classe politique européenne ». sarko y merkel

Mardi 17 mars, le premier ministre britannique, le travailliste Gordon Brown, a déclaré publiquement son soutien au conservateur Durão Barroso pour un nouveau mandat à la tête de la Commission, ce qui brise l’espoir d’assister à une confrontation de candidats soutenus par les diverses forces politiques présentes au Parlement européen. Si sa réélection se confirme, Durão Barroso, qui en tant que gestionnaire libéralisateur de marchés a prouvé une certaine efficacité pendant ce mandat qui s’achève sur la crise la plus importante du système libéral actuel, ne garanti pas l’indépendance et la vue d’ensemble nécessaires pour entamer les réformes transeuropéennes dont a besoin l’Union pour survivre. (Photos: )