Déjate caer (Laisse-toi tomber)

Article publié le 8 novembre 2007
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Article publié le 8 novembre 2007
Espagne, 2007 : Jesús Ponce Directeur : Ivan Massagué, Mercedes Hoyos, Pilar Crespo, Ana Cuesta Interprètes Cette semaine on a pu assister à la première mondiale de “Déjate caer”, le troisième film de Jesús Ponce.
En plus d’être le premier sevillan dans la section officielle du Festival, ce film s’est encadré dans l’hommage aux acteurs andalous, dans un effort pour faire voir la nouvelle vague cinématographique qui a lieu en Andalousie de nos jours. Avec tous les tickets vendus depuis le matin, entre les invités et les spectateurs, le hall du théâtre Lope de Vega et son tapis bleu étaient plus que serrés. Une demi heure avant, les acteurs avaient commencé à arriver et à se photographier dans le coin habilité pour cette fonction. Le film a une trame simple, presque comme une fable, un conte. Il raconte l’histoire de trois amis arrivés dans la trentaine et qui passent leurs jours assis sur un banc de quartier au milieu de monotones habitudes, buvant des bières et mangeant des palmiers au chocolat un jour après l’autre. Tout semble condamné à devenir éternel jusqu’à ce que Roberto Carlos, un parmi eux, commence à sortir avec Sunci. C’est le détonateur qui provoque un changement dans la vie de tous eux, terminant avec l’équilibre apathique de leurs vies. C’est à ce moment là qu’ils commencent à se demander sérieusement quel futur les attend sur ce banc. Le film, réalisé avec peu de moyens, n’est que, comme le dit le directeur même, l’histoire de trois garçons qui « pourraient se trouver dans les places de n’importe quelle capitale du monde ». Peut-être que le plus cher soit l’identification que beaucoup de spectateurs peuvent arriver à sentir avec les personnages. Parsemé d’humeur, en profitant de l’usage andalou de l’espagnol, est pourtant, aigre-doux, même amère des fois, l’histoire des personnes qui n’ont pas une place dans la vie et qui doivent faire l’effort pour la trouver.

D_jate_caer__2_.JPGSara Domínguez Martín

Traduit par

Patricia González Bermúdez