Daphne Patakia, étoile montante de la Berlinale

Article publié le 24 février 2016
Article publié le 24 février 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

La star montante Daphne Patakia nous raconte son expérience du cinéma grec et sa perception des médias sociaux.

Nous savons tous que les acteurs, est bien… jouent un rôle. Qu'ils endossent un rôle dans un but de divertissement. Mais cela ne nous empêche pas de faire des suppositions entre la vraie personnalité de l'acteur et les rôles qu'il interprète. C'est la raison pour laquelle les acteurs qui jouent des vilains sont éclaboussés au visage avec du vin rouge par des étrangers ou que dans la rue,  soient interpelés par le nom d'un de leur personnages par des fans enthousiastes .

Bien sûr, je savais tout ça. Pourtant je ne pouvais pas m'empêcher d'être pris de court par la nature timide de Daphne Patakia. Cela semble défier les rôles qui l'ont fait connaître: Un ganster et une prostituée.

L'actrice franco/grecque a la voix douce et son corps semble presque s'excuser pour elle. Je lui demande si cela est facile de jouer des personnages si dépravés. " Je suis une personne très vulnérable. Il est donc plus facile pour moi de faire l'opposer. c'est une forme de protection,” dit-elle les mains entourants ses genoux. “Je me sens encore plus vulnérable si je m'approche trop de ma personnalité dans mon jeu.” Patakia apparait dans le nouveau film de Constantine Giannaris Spring Awakening dans lequel elle joue un des rôles principaux en tant que membres d'un gang.

Elle a commencé sa carrière au théatre, ce qui l'a aidé, croit-elle, à jouer des scènes plus intimes devant la caméra. “Le fait d'être grand, profond et plus expressif au théâtre, aide à mieux intériosiser les choses dans les films. J'y retrouve la même énergie qu'au  théâtre.” 

 Les performances de Patakia ont fini par convaincre la critique de lui accorder une place parmis les étoiles montantes à la berlinale de cette année. Elle n'a pas été habitué à être le centre de l'attention, préférant même éviter les réseaux sociaux. “C'est quelque chose que je ne connais pas et cela me terrifie. Je ne veux pas faire partie de ce show. Je veux juste faire mon travail dans les films,“ dit-elle, distinctement, débordé par la perpective d'être prise en photo par tous tout le temps.

Patakia est rééllement moins intéressée par la commercialisation des films que par son métier d'actrice. C'est déjà assez dur comme ça, dans une des scènes du films Grec, par exemple où elle réduit ses dents. " C'est très stimulant de faire des films en Grêce. c'est une petite industrie. Sans infrastructure."

En même temps Patakia apprécie le fruit des efforts qui sont fournis par le fait de travailler dans un environnement difficile. “Je suppose que c'est une valeur ajoutée pour les films Grecs. Ils ont peu ou pas de budget. Ils réclament beaucoup d'effort et une important creativité.“

Peut-être que les jours de disètes sont maintenant terminés. Après tout, elle est à la Berlinale, avec un accès au large spectre du film Européen.

Vers la fin de l'interview, elle semble s'être ragaillardie,  elle trépigne d'exitation en parlant de son futur. Et pendant un court instant, je peux voir dans ses yeux le feu que dégagent les personnages qu'elle joue.