COP21 : jeunes, engagés et ouverts sur le monde

Article publié le 8 décembre 2015
Article publié le 8 décembre 2015

Près de 50 000 personnes grouillent en ce moment à la conférence sur le climat. Parmi eux,  des personnes en costume portant des serviettes et des cravates en soie, mais aussi beaucoup de jeunes gens. Ils ont beaucoup voyagé pour être là, alors que l'histoire s'écrit à Paris.

Temily Tavangar a traversé ces derniers jours sept fuseaux horaires, la mer Caspienne et la mer Noire. Cette jeune Malaisienne doit, pour le compte de son université de Hong Kong, rassembler des idées d'université plus eco-friendly. L'étudiante en sociologie âgée de 25 ans profite par ailleurs de cette occasion pour échanger avec d'autres scientifiques sur sa thèse de doctorat. Le lien entre religion et développement la fascine. Le changement climatique a toujours une dimension morale et ethnologique, souligne-t-elle. Des sociétés présentant une forte cohésion réagiront mieux aux changements liés au climat.

Le pays d'où vient Ali Mohamed Ahmed fait partie des pays les plus pauvres de la planète. C'est sous le nom de « Least Developed Country », ou en version courte LDC, que l'on désigne le Soudan dans le jargon de la COP. Ali Mohamed représente son pays à la conférence sur le climat. Il fait partie du mouvement international de jeunes pour le climat « Adopt a negotiator ». Armé de son ordinateur portable, il suit les conférences et informe l'extérieur en écrivant des textes compréhensibles. Ali Mohamed Ahmed a déjà publié trois articles dans des journaux soudanais. Il lui semble important de tenir son pays d'origine informé et de montrer des alternatives aux énergies fossiles. « J'espère que nous aurons d'ici 2020 une feuille de route pour le climat. »

Leah Good veut endiguer la corruption et les trafics d'influence. Depuis le siège berlinois de l'Organisation Non Gouvernementale International Transparency, cette Anglaise de 30 ans coordonne des projets dans le monde entier. Son job consiste à vérifier si les fonds destinés à des projets pour la protection du climat ont réellement été utilisés pour la nature ou s'ils ont été détournés à d'autres fins. La jeune activiste aimerait, lors de cette COP21, nouer le dialogue avec des représentants de pays en voie de développement.

On peut trouver Malcolm Araos-Egan jusqu'à samedi sur l'un des innombrables stands d'information de la Conférence sur le climat. Cet étudiant de Montréal représente le département de géographie de l'Université McGill, son salon en quelque sorte. Son projet actuel s'appelle « TRAC3 » (Tracking Research on Adaptation to Climate Change Consortium) et parle des différentes formes d'adaptation de la nature aux changements climatiques. Il a passé l'été dernier au Bangladesh et a fait de la recherche pour sa thèse de doctorat. Il présente maintenant les résultats lors de la COP.

Ari Yehudit Richter a commencé à travailler sur un film documentaire il y a un an. Il devrait parler de coopération globale et de protection de l'environnement. Comment le monde prend-t-il des décisions et passe-t-il à l'acte ? Elle a trouvé des réponses lors de la session de négociations sur le climat de Bonn et maintenant à Paris. L'auteure et assistante-réalisatrice ne peut plus se dérober. Elle envisage d'ores et déjà de consacrer plusieurs mois au montage.

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Retrouvez le nouveau projet de cafébabel spécial COP21 : #21faces.

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