Congratzzz Herman

Article publié le 1 mars 2012
Article publié le 1 mars 2012
Par Nicolas Arens C’est une vieille histoire dans l’UE, l’histoire d’un numéro et d’un coup de téléphone. Mais surtout d’une question qui agace et qui a déjà donné quelques cheveux blancs aux européistes. Toujours est-il, que notre Herman national est reconduit pour un nouveau mandat en tant que président permanent du conseil européen.
A lui de continuer dans sa lancée…

La question est connue dans le domaine européen, à tel point qu’elle en est devenue une blague. « Oui mais, et si Kissinger veut téléphoner à l’Europe, quel numéro doit-il composer ? » Certes… Bien qu’on voit mal Henry, l’ancien secrétaire d’Etat américain, vouloir téléphoner à Herman ! A moins qu’ils ne chattent ensemble désormais, pour parler Haïku et intégration régionale en tout genre.

Toujours est-il qu’on l’a notre « numéro de téléphone ». Et pour trente mois de plus, encore bien. C’est l’une des actions symboliques du sommet européen. Sans objection, ni contre-proposition, M. van Rompuy continuera à assurer les réunions du panthéon européen.

Il faut dire qu’après deux ans et demi de crise à répétition, l’éminence grise du Conseil européen a fait son chemin. Et tous ses collègues s’accordent pour saluer sa redoutable efficacité, son sens de l’humour et, Ô surprise, sa fermeté. Plus encore, son mandat est étendu à l’Eurozone. Désormais, deux fois par an et de manière fixe, il conduira les 17 membres vers, on l’espère, plus de stabilité. Finalement, il l’aura eu son « gouvernement économique » européen.

L’austère boute-en-train a donc tout à gagner d’un deuxième et dernier mandat. On pourrait même espérer de lui l’une ou l’autre sortie, un vrai engagement et un poste de président du Conseil européen réellement défini. En attendant, supputons donc ce qu’il vient d'envoyer par sms à Kissinger : « Hey Henry, I did it ! No question about you this time ! ‘Call you back, Tschuss ».