CinemaMed : les 5 films à ne pas rater

Article publié le 6 décembre 2017
Article publié le 6 décembre 2017

De jeunes Egyptiens désillusionnés par une révolution “manquée”, une jeune femme qui lutte pour la reconnaissance de sa dignité, la vie d’une communauté yiddish à New York, le triomphe de la candidate progressiste à la mairie de Barcelone : voilà ce que propose, et bien plus encore, le Festival Cinéma Méditerranéen (CinemaMed), à Bruxelles jusqu'au 8 décembre.

De retour chaque année dans la capitale belge avec ses couleurs méridionales et son lot d'apprentissages, le festival propose une sélection de films hétéroclites et dépaysants. Pendant une semaine, nous sommes embarqués par la culture, la musique, mais aussi les défis et les drames de ces pays qui peuplent les rives de la Méditerranée.

Pour cette 17ème édition du festival, Cafébabel Bruxelles vous présente la liste des cinq films à ne pas rater.

1 - "La belle et la meute", Kaouther Ben Hania, Khaled Barsaoui

Une jeune tunisienne rencontre un garçon dans une discothèque. Leur soirée festive se transforme bientôt en cauchemar, lorsque la jeune femme est violée par un groupe de policiers. Peu à peu ses espoirs de justice s'amenuisent. Au fil d’un périple qui passe de l'hôpital au commissariat, la vérité devient de plus en plus difficile à faire entendre.

Pourquoi faire le déplacement : pour découvrir la réalité des forces de police tunisiennes, entre corruption et loi du silence.

2 - "Rester Vivants", Pauline Beugnies (Belgique)

La réalisatrice belge Pauline Beugnies retrouve, après le printemps arabe, ses amis égyptiens. Elle avait quitté de jeunes esprits engagés, la tête pleine d'espoirs de changements et de démocratie et les pieds bien ancrés aux pavés. Ils avaient pris parti, chacun à leur façon, aux soulèvements de janvier 2011 qui avaient conduit en 18 jours à la chute d’Hosni Mubarak. Succès ou défaite ? La réponse arrive cinq ans plus tard, avec ce reportage sans concession qui présente l’image de la jeunesse qui lutte, en Égypte comme ailleurs.

Pourquoi faire le déplacement : Pour comprendre la situation actuelle en Égypte et pour réfléchir sur la difficulté de changer les structures dominantes de la société. Quand nos rêves se transforment en désespoir.

3 - "Le Caire confidentiel", Tarik Saleh (Suède, Danemark, Allemagne)

En 2011, une jeune chanteuse est assassinée dans une chambre d’un des plus grands hôtels du Caire, quelques jours avant le début de la révolution. L’inspecteur chargé de l’enquête réalisera que les coupables de ce crime pourraient être liés au président Moubarak. Un thriller palpitant, très réussi.

Pourquoi faire le déplacement : c’est l’occasion de se plonger dans l’Egypte du printemps arabe et d’apprécier un vrai thriller méditerranéen, pour une fois.

4 - Les derniers hommes d’Alep, Firas Fayyad (Danemark, Syrie)

Firas Fayyad nous fait parcourir les rues d’une Alep dévastée, accompagnés d’un groupe de Casques Blancs, organisation humanitaire de protection civile née pendant la guerre en Syrie. Un documentaire qui nous plonge dans la dure réalité de la guerre et qui nous fait vivre le quotidien de ce groupe de civils qui risquent leur vie chaque jour pour sauver celle des autres.

Pourquoi faire le déplacement : Pour ne pas oublier que la guerre en Syrie n'est pas finie.

5 - "Kapitalistis", Pablo Munoz Gomez (Belgique)

Dans ce court métrage, Pablo Muñoz Gomez nous raconte l’histoire paradoxale d’un homme à la fois trop démuni pour acheter un sac de marque à son fils, et à la fois trop riche pour prétendre aux aides d’Etats. Une satire humoristique du capitalisme qui met en évidence ses injustices.

Pourquoi faire le déplacement : pour réfléchir en rigolant, pour rigoler en réfléchissant.

Voir la bande annonce

Bonus: "The secret ingredient", Gjorce Stavreski (Grèce, Macédoine)

Vele n’a pas assez d’argent pour payer le traitement de son père atteint du cancer. Désespéré, il vole de la marijuana à une bande de délinquants et prépare un gâteau qu’il fait manger à son père, en espérant que cela atténuera sa douleur. Vele se retrouve alors soudainement confronté à ses voisins désireux de profiter du remède miracle mais aussi aux criminels qui veulent récupérer leur drogue.

Pourquoi faire le déplacement : ce film lumineux traite avec délicatesse du sujet des relations père-fils.