Chemi bednieri ojakhi - My Happy Family

Article publié le 19 février 2017
Article publié le 19 février 2017

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

A 52 ans et après des décennies de bons et loyaux services, Manana s'en va. Ses enfants sont grands, ses parents et son mari des adultes responsables, elle plie bagages et apprend à se faire du bien. De Nana & Simon, Allemagne, Georgie, France, 2017. Présenté au Festival du film de la Berlinale, dans la catégorie : Forum

Manana est belle, forte et indépendante. Une combination qui aurait pu la rendre très malheureuse dans cette société patriachale et conservatrice de Tbilisi, Géorgie, où elle tient par son indulgence, son empathie et sa rigueur une famille multi-générationelle sous son toit.

Un jour s'en est trop et à 52 ans, Manana se dit qu'il est temps de penser à elle. Calme et decidée, elle fait ses valises, emmènage dans un appartement „petit mais cozy“, reprend la guitare et le chant, mange une part du gâteau pour le dîner et apprécie sa vie, le plus normalement du monde.

Ceux qui se battent avec sa décision se sont les hommes qu'elle laisse derrière elle, son mari – qui après lui avoir fait un enfant dans le dos il y a 15 ans, pleure sa securité perdue -, son frère – qui ne supporte pas que sa soeur s'en sorte bien ou même mieux sans lui et ses services.

Des grands thèmes - conflit des générations, émancipation et place de la femme, le dèveloppement d'une société, mariage et tromperie, le bilan d'une femme après 30 ans de bons et loyaux services - que Nana & Simon abordent en nous faisant rire et penser.