Chacun son vote, Chacun son SCRUTIN ?

Article publié le 1 mai 2014
Article publié le 1 mai 2014

Du 22 au 25 mai, 500 millions d’européens votent pour 751 eurodéputés.  Mais comment sont-ils élus ?

« Unis dans la di­ver­sité », une de­vise eu­ro­péenne passe par­tout qu’on peut aussi ap­pli­quer aux choix de nos fu­turs dé­pu­tés eu­ro­péens. Si les fu­turs élus du Ca­price des Dieux bruxel­lois (sur­nom of­fi­cieux du Par­le­ment eu­ro­péen à Bruxelles) se­ront tous élus à la pro­por­tion­nelle à un seul tour, les mo­da­li­tés du scru­tin eu­ro­péen sont en­core dé­ci­dées par les Etats, et donc, sont dif­fé­rentes.

L’élec­tion se dé­roule tout d’abord sur trois jours. Les bri­tan­niques et les néer­lan­dais vo­te­ront jeudi 22, les ir­lan­dais le ven­dredi, les chy­priotes, les let­tons et les slo­vaques le sa­medi et les tchèques ont le choix entre le ven­dredi et le sa­medi. Pour les autres, ça sera le di­manche 25 ; et les ré­sul­tats se­ront connus dans la soi­rée.

Cir­cons­crip­tion  or not cir­cons­crip­tions ? 

Pre­miè­re­ment il y’a la « cir­cons­crip­tion na­tio­nale ». C’est le cas le plus fré­quent qui concerne tant les « pe­tits » pays que l’Al­le­magne ou l’Es­pagne. Ici le choix est simple, c’est au plus fort gagne. Les listes sont éta­blies par les par­tis po­li­tiques et c’est le ré­sul­tat qui va dé­ter­mi­ner le nombre de dé­pu­tés au Par­le­ment. Vu qu’elles sont na­tio­nales, le nombre de co­lis­tiers dé­pend du notre de place total selon le pays.

Côté fran­çais, ita­lien ou bri­tan­nique on a opté pour plu­sieurs cir­cons­crip­tions ré­par­ties en fonc­tion de la po­pu­la­tion.  Même prin­cipe avec les listes na­tio­nales (que les élec­tions ne peuvent pas mo­di­fier) sauf que là le nombre de sièges à pour­voir sont moindre. Pour­quoi plu­sieurs cir­cons­crip­tions contrai­re­ment aux autres ?

Cela per­met d’as­su­rer une meilleure re­pré­sen­ta­tion de chaque ré­gion mais cela per­met aussi d’être un garde-fou pour les par­tis im­por­tants d’avoir un mi­ni­mum d’élus. Mais ces cir­cons­crip­tions troublent contrai­re­ment aux cir­cons­crip­tions uniques les son­dages. Pre­nons le cas de la France où le Front Na­tio­nal est cré­dité de 25% des votes au ni­veau na­tio­nal. Mais ces 25% ne veut pas dire 25% des dé­pu­tés. Si il est pro­bable que dans le Nord ou l’Est de la France, le FN puisse at­teindre ces scores ; à l’Ouest ou à Paris, il est fort peu pro­bable qu’il puisse y ar­ri­ver vu qu’il est moins im­planté.

Le sa­viez-vous ?

Ce­pen­dant, la cir­cons­crip­tion na­tio­nale ou ré­gio­nale n’est pas la seule dif­fé­rence entre les dif­fé­rents sys­tèmes. Au Luxem­bourg il est pos­sible de voter pour plu­sieurs listes. En Suède, il pos­sible de choi­sir, ou selon l’ex­pres­sion « de pa­na­cher » des can­di­dats op­po­sés.

En Bel­gique, comme toute autre élec­tion (n’ou­bliez pas d’ailleurs que le 25 mai ce sont les élec­tions gé­né­rales du Plat pays) les élec­teurs at­tri­buent des voix en pré­fé­rence aux can­di­dats de leurs choix sur une liste comme c’est le cas … en Au­triche, en Fin­lande ou en Ita­lie.

Il existe une autre règle com­mune aux 28 pays. Celle les Etats ne peuvent mettre un place un seuil mi­ni­mal (qui ne peut être su­pé­rieur à 5%) pour l’at­tri­bu­tion des sièges. Ça peut sem­bler un dé­tail pour­tant c’est par cette voie que cer­tains par­tis comme le Parti Pi­rate, les Verts ou les po­pu­listes sué­dois par exemple se­ront élus le 25 mai au soir.

C’est donc presque of­fi­ciel, il faut uti­li­ser le plu­riel à élec­tions eu­ro­péennes, vu que c’est bien 28 ba­tailles qui faut mener pour at­teindre la ma­jo­rité au Par­le­ment eu­ro­péen !

Mais cet ar­ticle ne vi­sait à pas à dé­crire l’en­semble des dé­tails de l’élec­tion eu­ro­péenne. Pour les autres par­ti­cu­la­ri­tés, vous pou­vez tou­jours lire la note du Par­le­ment .