Ces rumeurs qui se forgent dans l’attente …

Article publié le 17 décembre 2010
Article publié le 17 décembre 2010
Par Edgar Makanga Entre l’arrivée des chefs d’États et de gouvernements des 27 de l’UE et la conférence de presse concluant les travaux du Sommet, plusieurs centaines de journalistes trépignent d’impatience en salle de presse. Une attente propice aux discussions et aux supputations en tous genres. Les indiscrétions font partie du métier de journaliste.
Et dans le cadre d’un Conseil européen, les correspondants à Bruxelles doivent plus que jamais composer avec ces bruits informels et persistants. Mais quels types d’information peuvent se faufiler dans les couloirs du Justus Lipsius ? « Quelques idées sur les conclusions d’un sommet ou d’une réunion », déclare Ahmed Oubari, correspondant pour Radio Orient. « Dans les couloirs, il nous arrive de rencontrer des membres de délégations nationales, ou des porte-paroles de chefs d’État et de gouvernement. Parfois, il y a toujours moyen de leur soutirer des déclarations. »

En plus de ces fuites glanées ça et là, on peut également entendre les rumeurs énoncées par l’un ou l’autre collègue. Bien entendu, la déontologie du journaliste impose un recoupement des sources. « Dans le pire des cas, on emploie le conditionnel », reprend notre interlocuteur. Aussi, les préoccupations d’un média donné peuvent influencer l’oreille d’un correspondant accrédité : « Certains médias peuvent donner une dimension exagérée à un sujet qu’ils estiment important, alors que sa place dans l’ordre du jour d’un Conseil n’est que très relative. »

Car il ne faut pas se leurrer : l’ordre du jour de ce Conseil européen est avant tout économique …