Catherine Trautmann : portrait d’une MPE

Article publié le 4 juin 2009
Article publié le 4 juin 2009
Née le 15 janvier 1951 à Strasbourg Conseillère municipale de Strasbourg (1983). Maire de Strasbourg et présidente de la communauté urbaine de Strasbourg (1989-1997 et 2000-2001). Secrétaire d'État aux personnes âgées et aux handicapés (1988). Membre de la délégation française au Conseil de l'Europe (1987-1988).
Catherine Trautmann est élue députée européenne en 1989 et réélue en 1994, fonction qu’elle quitte en 1997 pour entrer au gouvernement Jospin en tant que Ministre de la culture et de la communication (1997-2000). Elle est conseillère municipale de Strasbourg et membre du Conseil de la Communauté urbaine de Strasbourg depuis 2001. En juin 2004, elle rejoint à nouveau le Parlement européen et se représente en 2009 comme tête de liste de la circonscription du Grand Est.

Appartenance politique :

Parti socialiste (PS) Parti socialiste européen (PSE)

Le Passeport Parlement européen :

Vice-présidente de la Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie Membre de la Délégation pour les relations avec le Canada Membre suppléant de la Commission de la culture et de l’éducation Membre suppléant de la Délégation pour les relations avec le Japon

Les interventions de Mme Trautmann en sessions plénières :

Au cours de son mandat Catherine Trautmann est intervenue principalement sur des sujets relatifs à la communication (liberté d’expression sur Internet, télécommunications, radiodiffusion télévisuelle, communications électroniques …)

- Le 6 mai 2009, Catherine Trautmann se félicite du vote du Parlement européen sur le compromis global de la directive cadre du paquet Télécom. Elle regrette néanmoins qu’une fois encore l’adoption de l’ensemble du paquet Télécom soit retardée. Elle rappelle que « 3,5 millions d'emplois sont concernés et que ce retard entraîne parallèlement une paralysie des investissements et un ralentissement de l'ensemble du secteur au moment où il devrait au contraire profiter à la relance économique ».

- Le 2 septembre 2008, lors de l’examen du paquet Télécom en session plénière à Bruxelles, Mme Trautmann a souligné que les communications électroniques représentent une « véritable opportunité pour la croissance européenne » avec 3 % du PIB européen. Elle précise par ailleurs que « pour pouvoir tirer pleinement les bénéfices de ce potentiel dans l'Union au niveau des investissements et du développement des services », il est important « de créer les conditions d'un développement durable et responsable, autrement dit un écosystème de cette économie de la connaissance ». Elle appelle donc au renforcement du service au consommateur en termes d’accès, de prix et de qualité, à une activité industrielle soutenue qui garantirait l’emploi et l’innovation, à la compétitivité des entreprises et à la sécurité juridique.

- Le 6 juillet 2006 Catherine Trautmann dénonce les atteintes aux libertés d’informations sur Internet :« Le sommet mondial sur la société de l’information a placé les droits fondamentaux de la personne humaine comme socle de la société de l’information. Or, nous ne sommes pas tous égaux face à la liberté d’expression sur Internet, et certains États ont entrepris de censurer l’expression de citoyens, de journalistes et d’autres ». Elle attire également l’attention sur le constat alarmant dressé par Reporters sans frontières concernant la répression sur Internet et l’emprisonnement d’un nombre très important d’internautes, en particulier en Chine. Ainsi, elle a tenu à « appeler à la responsabilité des entreprises, en particulier européennes, qui, par la fourniture de technologies ou de services, sont plus ou moins mêlées à ces actes et qui devraient s’engager à souscrire à un code de conduite leur évitant de participer à la censure, à la répression et à la persécution ».

- Le 30 novembre 2005 elle intervient en faveur de la création du marché unique des télécommunications couvrant l’ensemble du territoire européen : « Le marché unique est nécessaire pour réduire la fracture numérique, objectif prioritaire de l’Union européenne. Cependant, cette transition vers un nouveau cadre de régulation et de fourniture de communications électroniques doit se faire dans le respect des citoyens et des consommateurs en apportant la transparence et la sécurité nécessaires à une bonne utilisation des télécommunications ». Ainsi, selon Catherine Trautmann, cela implique la transparence sur les questions de sécurité et de santé publique, notamment la mesure des radiations, mais aussi un marché correctement régulé garantissant des conditions de service et de prix équitables.

Le moment marquant de son mandat :

Au cours de cette mandature, Catherine Trautmann s’est engagée pour le développement des technologies avec une démarche d’innovation et pour un espace d’expression libre. Le paquet Télécom fut le dossier le plus important qu’elle a eu à gérer. L’enjeu de ce projet est de donner à chaque citoyen l’accès aux services télécoms (Internet, téléphones portables..), renforcer la protection des consommateurs (protection de la vie privée) et assouplir le cadre du marché des télécoms. « Les avancées permises par ce paquet sont nombreuses. Elles concernent les consommateurs en leur proposant de meilleurs services à des prix plus justes. Les télécommunications sont caractérisées, en effet, par leur impact sur la vie quotidienne et jouent un rôle social évident comme vecteur de développement et de croissance » estime Mme Trautmann. L’adoption de l’amendement 46 qu’elle a soutenu et qui assure la saisie obligatoire du Tribunal comme préalable à la coupure d’accès à l’information de tout individu (à l’inverse de la loi Hadopi adoptée au même moment par l’Assemblée nationale) repousse l’adoption du paquet Télécom à la prochaine mandature.

Les propos de Mme Trautmann quant au maintien du siège du Parlement européen à Strasbourg :

Intervenant dans l’émission « Le débat du jour » de RFI le 21 octobre 2008, Catherine Trautmann a précisé que, pour elle, « le siège unique ne peut pas être pensé exclusivement pour Bruxelles » et a rappelé la légitimité historique, politique et juridique du siège du Parlement européen à Strasbourg. Par ailleurs, « si le siège unique était installé à Strasbourg les problèmes d’aéroport et de liaison seraient résolus, nous ne sommes pas une capitale nationale, mais les citoyens européens ne vivent pas tous dans les capitales » a-t-elle répondu à Marco Cappato (Député européen, ADLE), signataire de la pétition en faveur du siège unique du Parlement à Bruxelles. Pour conclure avec une interrogation pertinente : « Comment imaginer que le pays d’où vient Schuman n’a pas sur son sol une institution de la construction européenne ? » Pour plus d’informations sur Catherine Trautmann :

Page web sur Catherine Trautmann sur Changer l’Europe, maintenant – site du Parti socialiste dédié au élections européennes

Le site de Catherine Trautmann

Page personnelle sur le site du Parlement européen

Portrait élaboré par Yulia Kochneva