Catherine Boursier : portrait d’une MPE

Article publié le 30 mai 2009
Article publié le 30 mai 2009
Boursier, Catherine, née le 11 mai 1953, Le Plessis-Trévise Chargée de mission au Secrétariat général pour les affaires régionales de Lorraine (1979-1988). Conseillère technique au cabinet du ministre délégué à l'aménagement du territoire et aux reconversions industrielles (1988-1991). Directrice générale des services municipaux de Pont-à-Mousson et Liverdun (1991-1999).
Chef de cabinet du Président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle (1999-2005). Directrice du Parc naturel régional de Lorraine (depuis 2005). Le 19 mai 2008 suite à la démission de Mme Hazan devenue maire de Reims, elle est investie députée européenne. Elle se représente pour les élections de 2009.

Appartenance politique :

Parti socialiste Groupe socialiste au Parlement européen

Le Passeport Parlement européen :

Commission libertés civiles, Justice Affaires Intérieures Délégation pour les relations avec les pays du Mashrek et dans la délégation de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne au sein de la commission des femmes Membre suppléante à la commission des affaires constitutionnelles Membre suppléante de la délégation UE-Maghreb

Les interventions de Mme Boursier en session plénière :

En séance plénière Catherine Boursier intervient surtout dans le domaine de l’immigration. Ainsi affirme t-elle le 3 février 2009 : « Nous devons soutenir une conception équilibrée de la question migratoire et reconnaître que l’immigration du travail est plus que nécessaire et qu’elle le deviendra encore davantage à l’avenir compte tenu des prévisions démographiques. »

Le 20 novembre 2008 elle s’exprime en faveur de la "carte bleue“ européenne émanant du rapport Klamt. Pour elle, c’est l’occasion de passer pour la première fois « d’une culture du « non », celle de l’Europe forteresse, à une culture du « oui », celle de l’Europe de l’ouverture, afin de développer une gestion enfin positive des flux migratoires et de reconnaître un certain nombre de droits aux travailleurs ». Elle s’engage pour une logique « à travail égal, salaire égal » et contre le pillage des cerveaux notamment dans les secteurs clefs que sont la santé et l’éducation. Le 3 février 2009 elle s’exprime en faveur du rapport de Claudio Fava sur les sanctions à l’encontre des employeurs de ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier : « La sanction pèse ici sur l’employeur délictueux, affirme-t-elle, tandis que le migrant est considéré comme une victime. Au-delà des peines financières, des sanctions pénales sont prévues en cas de récidive, de trafic d’êtres humains ou d’exploitation des mineurs ». Il s’agit pour elle d’un « pas décisif dans l’instauration de normes minimales et dans la lutte contre le travail illégal et l’exploitation des travailleurs migrants. » Le 2 avril 2009 elle explique son abstention quant au vote relatif au rapport Takkula sur l'éducation des enfants des migrants : « On ne peut créer … un statut de non-éducation et de ghettoïsation pour des enfants du simple fait que leurs parents sont en situation irrégulière. C'est purement contraire aux conventions internationales ». Elle s’exprime alors sur l’éducation comme un facteur d’intégration des populations immigrées dans les sociétés occidentales, éducation qui doit avoir lieu pour des enfants dont les parents sont en Europe de manière illégale comme pour ceux qui le sont de manière légale. Le 6 mai 2009 elle dénonce la « loterie du droit d'asile » en ce qu’il y a divergence de la reconnaissance du statut du réfugié selon les Etats membres de l’Union européenne. Elle constate les limites de la Directive sur les Conditions d'accueil des demandeurs d'asile et affirme que celle-ci laisse une trop grande marge de manœuvre aux Etats et ne permet pas un accueil décent. Elle estime que la « solidarité européenne doit trouver à s’appliquer (pour) les demandeurs d'asile et les personnes en besoin d'une protection internationale (qui) sont vulnérables et qui doivent à ce titre faire l'objet d'une attention toute particulière, et notamment ne jamais être placés en rétention. »

Le moment marquant de son mandat

La question de Mme Boursier à Brice Hortefeux, le 15 juillet 2008, devant la commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures. Alors qu’est présenté le programme de la Présidence française de l'Union européenne : Catherine Boursier, de nationalité française, prend ses distances avec les propos de son ministre de l’immigration fixé sur la lutte contre une « Europe passoire » et contre une « immigration subie ». Elle l’interroge ainsi sur le bien-fondé du concept de l’« immigration choisie » et se demande s’il ne faut pas y préférer le concept de l’ « immigration partagée » dans un véritable partenariat équilibré avec les pays du sud. Boursier se base sur un rapport français rédigé par 13 sages et présidé par Pierre Mazeaud qui critique le concept d’ « immigration choisie » comme étant « moralement condamnable » et pour qui les quotas « irréalistes ou sans intérêt » sont synonymes de « fixation unilatérale et opportuniste de contingents d’entrées » et « mettraient à mal le principe d’égalité entre les citoyens, quelle que soit leur nationalité, ce principe étant garanti tant au niveau européen que par les traités internationaux ».

Les propos de Mme Boursier quant au maintien du siège de Parlement européen à Strasbourg :

Quant au siège du Parlement européen à Strasbourg, Catherine Boursier affirme sur son blog que Strasbourg est une « ville meurtrie par les deux guerres mondiales, écartelée entre deux nations et symbole aujourd'hui d'une paix véritable entre deux peuples, pour que les horreurs de la guerre ne se répètent jamais. L'histoire de l'Europe a débuté dans cette ville, le 10 septembre 1952, date de la première réunion de l'Assemblée commune de la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier (CECA). »

Cependant, elle estime qu’ « il manquait toutefois au Parlement européen un lieu véritablement adapté à l'activité parlementaire pour accueillir l'assemblée politique de l'Union qui représente aujourd'hui 370 millions d'Européens. » Bruxelles comme lieu de réunion des députés européens hors sessions plénières s’imposait donc comme solution.

Pour plus d’informations sur Catherine Boursier :

Page web sur Catherine Boursier sur le site « changer l’Europe, maintenant » du PS à l’occasion des élections européennes 2009 Blog de Catherine Boursier Page web parlement européen

Portrait élaboré par Marie Krpata