Carte de la semaine : l'Europe unie est profondément séparatiste

Article publié le 30 août 2016
Article publié le 30 août 2016

Tant de peuples, tant de nations, une Union européenne. Mais malgré le rêve d’une Europe unie, nombreux sont les mouvements indépendantistes plus ou moins nationalistes qui voudraient plus de liberté, voire la sécession de leur mère patrie. 

Vive l’Europe unie (grâce au Brexit), mais entre les différents indépendantismes, mouvements séparatistes et nationalismes, il n’y a pas vraiment de quoi continuer à se réjouir.

C’est certain, la sortie du Royaume Uni a ranimé le désir d’indépendance écossais déjà présent, mais ils ne sont pas les seuls à vouloir se détacher du Royaume de Sa Majesté : au Pays de Galles et en Irlande du Nord aussi, les incitations à la sécession sont relativement marquées. Sans oublier d’autres formes plus douces et éparses ainsi qu’un front entier qui réclame l’indépendance de la capitale britannique, Londres, et qui a débouché sur une récolte de signatures le lendemain du vote qui a entériné la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne.

Panorama tout aussi varié en Espagne : des revendications qui proviennent de la Catalogne, de l’Andalousie, des îles Baléares et des Canaries, sans oublier les demandes indépendantistes violentes du Pays basque, qui avaient abouti il n’y a pas si longtemps en des actes terroristes commis par l’ETA.

Nationalisme basque qui implique ipso facto la France, qui doit également affronter les demandes - très marginales cela dit - provenant de l’Occitanie, la Normandie et la Bretagne, ainsi que les poussées autonomistes de l’Alsace et de la Corse.

Ensuite, en Europe centrale, il est impossible de ne pas citer le Parti bavarois en Allemagne, qui réclame l’indépendance de la Bavière au sein de l’Union européenne, ainsi que le conflit ethnico-culturel historique en Belgique entre la Wallonie et la Flandre, qui s’est pour le moment soldé par une complète division des deux régions en tout et pour tout, langue comprise.

L’Italie n’est pas en reste en ce qui concerne les incitations indépendantistes et les exigences autonomistes. Il y en a pour tous les goûts : de l’indépendantisme vénitien aux revendications padanes de la Ligue du Nord – qui avaient entraîné dans les années 1990 un véritable sécessionnisme – en passant par les demandes du Haut-Adige d’unification avec l’Autriche, jusqu’à arriver aux nationalismes de Sicile et de Sardaigne.

Par contre, si on regarde à l’Est, les réclamations séparatistes qui ont lieu dans l’Est de l’Ukraine, dans les régions de Donetsk et Lougansk, sont évidentes, sans oublier la situation toujours précaire de l’ex-Yougoslavie, synthétisée par la condition actuelle du Kosovo : cette région ne reconnaît pas son lien avec la Serbie, et est de fait une entité indépendante, même si elle n’est pas reconnue de manière universelle.

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Retrouvez ici l'image en résolution originale. La carte tient compte des mouvements séparatistes, des mouvements autonomistes et des mouvements qui réclament leur reconnaissance officielle en tant que minorité nationale. Source : wikipédia.