Carte de la semaine : le soutien aux politiques climatiques

Article publié le 3 décembre 2015
Article publié le 3 décembre 2015

À quel point l’opinion publique est-elle intéressée par les questions climatiques ? Avec quelles forces les populations demandent à leurs gouvernements de prendre les choses en main en matière de politiques environnementales ? Un sondage mené à l’échelle mondiale tente de donner quelques réponses : la demande d’une action drastique est en baisse, une approche soft semble être préférée.

La COP21, la conférence mondiale sur le changement climatique s’est ouverte à Paris en présence de 150 chefs d’États et de gouvernements. Si pour les nations participantes, la portée de l’évènement semble claire et que l’enjeu pour le futur de la planète est grand, quelque chose a-t-il changé dans l’attitude de la population concernant les politiques climatiques ?

Telle est la question posée par GlobalScan dans une étude parue sur la BBC. Le sondage mesure le soutien public dans 20 pays concernant les politiques décisives et les programmes plus ambitieux, et compare avec les chiffres de 2009, année de la dernière grande conférence sur le climat à Copenhague (qui s’était conclue sans grands résultats)

Au niveau mondial, l’intérêt pour un accord contraignant semble être plus nuancé. Un peu moins de la moitié des personnes interrogées considèrent le changement climatique comme étant un problème « grave », précise la BBC. En 2009, ils étaient 63%.

Les pays européens analysés ne s’en sortent toutefois pas si mal. Sur la carte, on peut observer le degré d’approbation pour que le gouvernement prenne les choses en main en matière de politique climatiques mondiales. Parmi les 4 seuls pays qui dépassent 50% de « consensus », on retrouve l’Espagne, la France, et le Royaume-Uni (avec le Canada).

La tendance est moins encourageante comparé à 2009. À l’époque, 8 États sur 20 avaient une majorité en faveur d’une action décisive. Selon GlobalScan, en moyenne, 41% des personnes interrogées préfèrent aujourd’hui une approche plus graduelle et modérée.

-

Source: BBC/GlobeScan.