Carte de la semaine : la liberté de la presse en Europe

Article publié le 10 mai 2016
Article publié le 10 mai 2016

Depuis 2002, l'ONG internationale Reporters sans frontières publie chaque année un classement mondial de la liberté de la presse. Certains pays européens ne s'en sortent pas aussi bien qu'on ne pourrait le souhaiter.

La Turquie, classée 151ème sur les 180 pays évalués, en est un exemple parfait. Difficile de ne pas faire le lien entre cette place et le gouvernement du président actuel, Recep Tayyip Erdogan, qui semble avoir déclaré la guerre aux médias, que ce soit au niveau national ou international. Il est facile de prévoir l'influence que les événements récents exercent sur la position d'un pays dans le classement, comme la condamnation à 5 ans de prison pour l'un des journalistes turcs les plus respectés, Can Dündar. Avant même l'annonce de la décision du juge, le rédacteur en chef a évité de justesse une tentative d'assassinat.

Les données utilisées pour réaliser le classement ont été collectées à l'aide d'un questionnaire en ligne de 87 questions. Ce dernier, traduit dans 20 langues, s'adressait à des spécialistes, juristes, et sociologues du monde entier. Les questions portaient sur des thématiques comme, par exemple, le pluralisme des médias et leur indépendance, la censure, la transparence ainsi que la qualité des infrastructures. Les résultats de l'enquête, en parallèle avec l'analyse des chiffres de la fraude et des actes de violence à l'encontre des journalistes constituent le degré de la liberté de la presse. Plus le degré dans un pays est élevé, plus la situation est critique. La carte ci-dessous illustre la situation en Europe. Les pays ont été répartis en fonction de leur position dans le classement, leur situation ayant été jugée bonne, plutôt bonne, problématique, mauvaise, ou encore très mauvaise.