Carte de la semaine : il est (peut-être) temps de prendre sa retraite ... 

Article publié le 3 mai 2016
Article publié le 3 mai 2016

Cette retraite tant convoitéé. En Italie, on le sait, la situation est loin d'être idéale à ce sujet. Certains la définissent comme un « mirage » plutôt qu'une assurance pour les années de vieillesse. Mais comment cela se passe-t-il dans les autres pays européens ?

Le problème des retraites en Italie est un peu comme le syndrome de Pénélope ou le détricotage. C'est un gigantesque chantier perpétuellement ouvert, où ce qui se fait pendant la journée est détruit dans la nuit à cause des failles présentes dans les projets de réforme. Le résultat ? Des modifications continuelles, des corrections et des variations mais rien de concret et de définitif n'en ressort pour satisfaire tout le monde. Le dernier « oubli » dans ce domaine remonte à la réforme Fornero de 2012. Celle-ci s'est retrouvée à la une des médias pour avoir créé une catégorie de travailleurs sans travail ni droits à la retraite pendant plusieurs années : les chômeurs seniors n'ayant pas atteint l'âge de la retraite se retrouvent dans un vide administratif. Et cette situation n'a pas l'air de vouloir s'améliorer car cette semaine selon les estimations de l'INPS (Institut National de la Prévoyance Sociale), les personnes nées dans les années 80 ne verront pas l'âge de leur propre retraite avant 75 ans. 

La législation italienne actuelle prévoit le départ en retraite à 66 ans et 7 mois, avec quelques différences selon le sexe et le type d'emploi occupé. Mais l'âge minimum prévu par cette même loi augmentera de façon importante à 69 ans et 9 mois d'ici 2050. 

Mais comment cela se passe t-il dans le reste de l'Europe ? Parmi les régimes de retraite européens les plus rigides, il y a celui de l'Allemagne qui autorise le départ à 67 ans, à moins d'avoir 45 ans de cotisations qui permettent de partir à 65 ans. La situation française est comparable car les personnes nées après 1955 devront avoir 67 ans si elles n'ont pas acquis les années de cotisations obligatoires pour l'ouverture de leurs droits. Même chose pour l'Espagne et l'Islande, où les 67 ans sont requis sauf si vous avez cotisé pendant le temps imposé ce qui vous autorisera le départ à 65 a

*-ns. 

D'autre part, nous pouvons aussi trouver des jeunes retraités européens en Slovaquie avec un départ pour tous à 62 ans et en République Tchèque à 62 ans et 8 mois pour les hommes et 61 ans et 8 mois pour les femmes avec une réduction de temps pour chaque enfant. 

Quoiqu'il en soit et d'une manière générale, l'âge moyen du départ en retraite européen se situe autour de 65 ans avec une tendance au relèvement à 67 ans d'ici les prochaines années. 

Une catégorie à part est composée par les fameux systèmes flexibles de prévoyance où le travailleur peut décider volontairement d'anticiper ou de retarder son départ en retraite. Il s'agit de la Finlande (de 63 à 68 ans), de la Suède (de 61 à 67 ans) et de la Norvège (de 62 à 75 ans). Autrement dit, un autre monde ! 

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Source : Camera dei Deputati – Documentazioni e ricerche