Carte de la semaine : Brexit, le choc des générations

Article publié le 2 juillet 2016
Article publié le 2 juillet 2016

Selon une récente étude du PewResearchCenter, les jeunes sur le Vieux Continent restent favorables à l'UE. Malheureusement, contrairement à leurs grand-parents, ils restent bien souvent loin des urnes.

That's all folks. Le Royaume-Uni est sorti de l'Union européenne et d'aucuns prévoient déjà des conséquences terribles pour la jeunesse du pays. Bien avant le référendum du 23 juin dernier, en mars, Nicky Morgan - la ministre de l'Éducation britannique -  avait appelé tous les électeurs à voter « l'internationalisation au lieu de l'isolation ». Si les parents et grand-parents devaient opter pour une sortie, avait t-elle averti, ils mettraient l'avenir de « leurs enfants et petit-enfants » en jeu. Et même pour David Beckham, cela semblait clair : « Pour nos enfants et les générations à venir, nous devrions faire face tous ensemble, et non chacun de son côté ».

Seulement voilà. Selon une étude de SkyNews, uniquement 36% des jeunes ont voté lors du référendum sur le maintien ou pas de leurs pays dans l'UE. Avant le scrutin, une autre étude de l'institut de recherche américain Pew Research Center montrait également que les jeunes entre 18 et 34 ans sont en moyenne davantage favorables à l'UNion que les plus de 50 ans. Une donnée confirmée par les sondages à la sortie des urnes puisque 74% des jeunes précités auront voté pour le Remain.

Sinon, en Europe, le conflit générationnel se ressent le plus en France, où il subsiste un écart de 25 points entre les opinions des jeunes et de l'ancienne génération. Mais aussi en Grande-Bretagne (+19), aux Pays-Bas (+16), en Pologne et en Allemagne (+14) et en Grèce (+13), ce conflit des générations est de plus en plus visible.

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Source 2016 : PewResearch Center 2016