Carte de la semaine : AirBnB, sur le toit de l'Europe ? 

Article publié le 25 juillet 2016
Article publié le 25 juillet 2016

L'été, l'envie de voyager tout en esquivant l'inévitable pourboire ? Pour de plus en plus de gens, AirB'n'B reste la solution adaptée face au prix des hôtels. Cependant, dans les métropoles européennes, la plateforme de location de logements de particuliers constitue une menace pour le marché locatif ambiant.

Paris, pour deux personnes, le weekend prochain. En un clic, le site de AirB'n'B me propose plus de 300 offres allant de 35 à 2 500 euros la nuit. Autant dire qu'il y en a pour tous les budgets.

Avec Londres, la capitale française est la destination phare des Internautes qui refusent d'opter pour l'hôtel. Plus de 40 000 locations de particuliers, selon l'étude du groupe de recherche au sein d'AirBnB, ont été mises à disposition des vacanciers au cours de l'année dernière sur les deux capitales. Berlin et Copenhague ont occupé la 3ème et 4ème place, mais loin derrière avec 25 000 offres d'hébergements en moins.

Depuis le début du mois de mai, Berlin a adopté un projet de loi visant à interdire la location de la totalité de son appartement sans agrément spécial. Pour quelle raison ? Depuis quelques années, les loyers à Berlin augmentent considérablement et les logements se font rare. Quinconque ne respecte pas la loi peut encourir une amende allant jusqu'à 100 000 euros.

Les propriétaires parisiens s'en sortent mieux. Ici, il n'y a pas encore de restrictions légales, toutefois la politique essaie depuis le début de l'année de mettre un terme à ce système de locations. Les Parisiens se battent depuis des années contre l'augmentation exorbitante des loyers qui a même conduit le gouvernement à instaurer, en 2014, un plafonnement. Afin que la situation ne s'empire davantage, les locations AirBnB ne doivent pas être mises à disposition plus de quatre mois par an, sous peine d'être amendable jusqu'à 25 000 euros. Dans le cas où la location doit se prolonger, l'hébergement doit être listé en tant « qu'hébergement touristique officiel », sans quoi on peut vous réclamer jusqu'à 100 000 euros.

À Londres, le gouvernement a choisi d'agir de façon totalement différente et a légalisé depuis 2015 tout type de sous-location. Brandon Lewis, le ministre du Logement, a expliqué que les mesures de restriction inutiles devraient être supprimées afin de relancer l'économie et surtout donner la possibilité aux Londoniens de gagner un peu d'argent en pratiquant la sous-location. Dans quasiment chaque quartier, les locataires paient environ 585 livres (700 euros) pour avoir un toit. L'avenir nous dira, s'il est possible qu'AirBnB soit non seulement à l'origine du problème, mais aussi sa solution.

L'ensemble des offres de location dAirBnB au cours de l'année dernière :