Bruno Gollnisch – portrait d’un MPE

Article publié le 30 mai 2009
Article publié le 30 mai 2009
Gollnisch, Bruno, né le 28 janvier 1959 à Neuilly-sur-Seine Avocat à la Cour de Paris (depuis 1980). Professeur de langue et civilisation japonaise (Université de Lyon, depuis 1981). Membre du bureau politique (depuis 1986) et secrétaire général (depuis 1995) du Front national. Conseiller municipal de Lyon (depuis 1996). Conseiller régional et président du groupe FN de la région Rhône-Alpes.
Député du Rhône à l'Assemblée nationale (1986-1988). Député au Parlement européen (depuis 1989). Gollnisch se représente pour les élections de juin 2009.

Appartenance politique:

Front national Non inscrit

Le Passeport Parlement européen :

Commission des affaires économiques et monétaires Délégation pour les relations avec le Japon Membre suppléant de la commission des transports et du tourisme Membre suppléant de la délégation pour les relations avec la péninsule coréenne

Interventions de M. Gollnisch en session plénière :

Bruno Gollnisch est sensible à la souveraineté des Etats Nations de l’Union européenne. C’est ce que l’on peut voir à travers ses interventions en session plénière :

Le 7 mai 2009 Gollnisch prend la parole en session plénière du Parlement européen à Strasbourg pour dénoncer le laxisme en matière de droit d’asile en Europe. Selon lui, ce laxisme nuit à ceux qui ont véritablement besoin pour sauver leur vie, leur intégrité physique et leur liberté, d’une protection. Gollnisch parle du droit d’asile européen comme d’une « pompe aspirante » provocant un engorgement des services responsables en la matière. Gollnisch utilise aussi le symbole de la « pompe aspirante » pour parler de la carte bleue européenne, mise en place après l’impulsion de Brice Hortefeux sous la présidence française de l’Union européenne pour attirer des « cerveaux » étrangers en Europe. Pour Gollnisch la carte bleue ouvre un droit « instantané au regroupement familial » et est « l'organisation bureaucratique du nouvel esclavage moderne, qui choisit désormais ses victimes sur diplôme, et non pour leurs muscles ou leur dentition. » Selon lui, la conséquence de cette carte bleue serait « l'entraînement vers le bas des salaires des Européens les plus qualifiés, qui seront encore plus tentés qu'aujourd'hui de s'expatrier hors d'Europe». Quant au traité de Lisbonne, le 7 mai 2009 Gollnisch dit qu’il n’existe pas puisqu’il a été rejeté à trois reprises à l’occasion de trois référendums. Il s’oppose au traité « parce qu'il prône la subordination des parlements nationaux au Parlement européen». Sur son blog, Gollnisch reprend les mots de la chancelière allemande Angela Merkel « Let us keep the substance, and change the wording » pour montrer que le traité de Lisbonne « n’est ni “mini”, ni “simplifié”. C’est la Constitution européenne bis ! » Gollnisch reproche concrètement au traité de Lisbonne d’être basé sur des institutions anti-démocratiques avec « un Président non élu qui n’aura de comptes à rendre à personne ; la Commission de Bruxelles, gouvernement eurocratique d’où même, fait inouï, la France pourrait être complètement absente avec un Quasi-Ministre des Affaires Etrangères et de la défense, inféodé aux Etats-Unis et à l’OTAN, qui pourrait nous entraîner dans des guerres qui ne sont pas les nôtres »; Gollnisch craint ainsi que la France ne se morcelle en « Euro-régions » ou « Euro-Länder » à la suite de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne et ne devienne une « collectivité locale asservie ». Pour Gollnisch, adopter le traité de Lisbonne « Ce n’est pas le retour de la France en Europe ; c’est la fin (provisoire ?) de quinze siècles d’indépendance de la plus ancienne nation du monde après la Chine. C’est imposer sous une autre forme aux Français exactement le texte même qu’ils ont rejeté. » Le 7 mai 2009 Gollnisch critique l’initiative citoyenne telle que présentée par le rapport Kaufmann « des citoyens de l'Union, au nombre d'un million au moins, ressortissants d'un nombre significatif d'États membres, peuvent prendre l'initiative d'inviter la Commission européenne, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée » si un acte juridique de l’Union européenne est nécessaire à l’application d’un traité. Mais cette initiative ne sert pas à abroger ou amender les lois qui existent. «Et de toute façon, poursuit Gollnisch, la Commission n'a absolument aucune obligation de les écouter ». Il conclut : « Si les eurocrates tiennent tant que cela à donner des droits aux citoyens d'Europe, alors qu'ils commencent par respecter leur vote et à comprendre enfin que "non", c'est "non", en français, en néerlandais, en anglais, en gaélique, comme dans toutes les langues. » Les 5 et 6 mai 2009 Gollnisch s’oppose également à l’amendement ayant pour but d’empêcher Le Pen, qui serait alors doyen d’âge du Parlement européen d’en présider la séance inaugurale en juillet, à cause des diverses positions antieuropéennes et négationnistes qu’il a pu tenir au sein de cette institution. Gollnisch affirme que cet amendement a été : « rédigé exclusivement pour empêcher un seul individu d'exercer une fonction pourtant reconnue dans toutes les assemblées du monde: celle de doyen d'âge assumant les formalités de l'élection du président lors de la séance inaugurale. Une véritable loi d'exception, un délit de "sale gueule" parlementaire ! Du jamais vu dans une démocratie ! » Gollnisch parle d’une « mesure particulièrement mesquine » des groupes majoritaires à l’origine de cet amendement. Et il ne manque pas de préciser : « C'est d'ailleurs tout le problème de notre Parlement; cela fait bientôt vingt ans que j'y siège. Je constate que, toutes les fois que la minorité fait usage d'un droit, on change le règlement. Il vaudrait mieux abroger le règlement et se contenter dans ces conditions de la volonté des groupes majoritaires. »

Propos de M. Gollnisch quant au maintien du Parlement européen à Strasbourg :

Le 9 mai 2009 on a pu lire sur le site de Bruno Gollnisch

« Robert Schuman voyait Strasbourg, siège du Parlement européen, comme symbole de la réconciliation franco-allemande. Strasbourg est dépossédée progressivement par Bruxelles, véritable « district fédéral » de la nouvelle Eurocratie. » Gollnisch éprouve cela comme une trahison envers Schuman.

Pour plus d’informations sur Bruno Gollnisch':

Page web dédiée à la tête de liste de l’Est pour les élections 2009 Site officiel de Bruno Gollnisch Page web Parlement européen

(Photo officielle du site de B. Gollnisch)

Passeport élaboré par Marie Krpata