Brexit : 4 vérités crues 

Article publié le 24 juin 2016
Article publié le 24 juin 2016

Le choix des Britanniques de quitter l’UE à l’issue du référendum du 23 juin plonge l’Europe et peut-être le monde entier dans l’incertitude la plus folle. Paradoxalement, nous pouvons tout de même partager quatre évidences. Et, dans le calme, imaginer des solutions.

Craindre ce qu’on ne connaît pas 

70 % de la génération Erasmus (les moins de 25 ans) a voté pour rester, ainsi que 60 % des Londoniens. Dit autrement, le vote en faveur du Brexit vient des villes en difficulté (mention spéciale aux Gallois en proie à des difficultés sociales profondes et qui ont voté à 52,5 % pour le Leave). Il est économiquement vital pour les États européens d’investir davantage dans l'éducation et les échanges culturels. Prenons un exemple et imaginons un monde où tous les élèves auront la chance de connaître trois langues et de vivre à l'étranger pendant une courte période. Ce n’est pas une mesure de Bisounours, c’est le futur. Et le meilleur remède contre les votes d'ignorance et de colère. 

L'égo 

Chez certaines personnes, il est tellement diabolique qu'elles sont prêtes à laisser le monde brûler pour pavoiser. Un big up salasse à Nigel Farage (leader du UKIP, ndlr), Boris Johnson (qui a mené le camp du Leave pendant la campagne, ndlr), et à leurs fac-similés français et italiens : Marine Le Pen (présidente du FN en France, ndlr) et Matteo Salvini (leader de la Ligue du Nord, ndlr). L’idée ? Allez au clash, soignez ses punchlines et se préparer à dégonfler leur melon avec des armes aussi naturelles que la jeunesse, l’universalisme et l’intégration.

Le populisme

Les gouvernements européens vont à présent devenir de plus en plus populistes. Oui oui l'Allemagne, on parle aussi de toi : arrête de prendre ce ton si autoritaire comme si ton gouvernement ne se laissait pas dépasser sur sa droite par des gens aussi peu fréquentables que les membres du UKIP. Tu veux assumer le leadership en Europe ? Pense un peu moins aux banques, un peu plus aux gens. Il faudrait enfin souffler à ton ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, que moins d'austérité permettrait d'investir un peu plus pour la croissance. Sinon ça a déjà fait rêver quelqu’un l’austérité ? Ah oui, pardon, les rêves c’est pour les hippies. 

Les soldes

Si tu veux aller vite, vas-y tout seul. Si tu veux aller loin, allons-y ensemble. Le Royaume-Uni a pris les allures d’un chef de file de l'économie au sein de l'UE pendant des années, fort de son statut de 5ème puissance économique mondiale. Il contribue au budget de l’UE à hauteur de 150 millions de livres (186 millions d’euros, ndlr), chaque semaine. Tout ça, en obtenant tranquilou tous les privilèges qu'il veut depuis la fin des années 70. Le Royaume préfère la jouer solo ? Très bien, la Chine et le Moyen-Orient se délectent déjà à l’idée de le racheter. En solde.