Bizutage en Europe : les victimes sont-elles consentantes ?

Article publié le 12 novembre 2010
Article publié le 12 novembre 2010
Une étudiante brûlée au deuxième degré qui doit se faire greffer de la peau, des étudiants forcés à avoir des relations sexuelles avec un poulet... Entre tradition bon enfant et accoutumance à la soumission, petit tour d’horizon européen des différentes cultures du bizutage sur le babelblog de Bruxelles.

Une étudiante est couchée sur le sol. On lui ordonne de se plonger toute habillée dans une fontaine. Elle s’exécute. Nous sommes en 2003, aux « 24h vélo » de Louvain-la Neuve, ville universitaire de Belgique. Chaque année, cette course cycliste donne lieu au plus grand rassemblement étudiant du pays. Les « comitards » demandent alors à la « bleue » de ramper le long des lignes blanches qui servent de repères aux coureurs. Ce qu’ils ignorent, c’est que ces lignes sont tracées à la chaux vive. La chaux réagit au contact du tablier détrempé. L’étudiante aura les cuisses et les genoux brûlés au second degré. Elle devra subir une greffe de peau. Ceci est un exemple typique d’accident survenu lors d’un « baptême ».

Il n’y a pas de volonté de blesser, mais la négligence, l’inconscience ou l’alcool causent parfois des dérives. Pourtant, le baptême belge n’est pas un bizutage. A Bruxelles, même le bourgmestre Freddy Thielemans a été « comitard » et il invite chaque année les « cercles » étudiants à boire une chope à l’Hôtel de Ville. Mais certaines pratiques choquent. Ailleurs, le bizutage inquiète. Il existe des zones de non-droit au cœur du système éducatif.

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photo : (cc)pierbou/Flickr