Bienvenue à Stefano, notre nouveau rédacteur de la version italienne !

Article publié le 19 avril 2016
Article publié le 19 avril 2016

Lorsqu'un journaliste s'en va, il y en a toujours un autre qui arrive. Passage de relais important à la rédaction générale de cafébabel : Stefano vient à peine de nous rejoindre sur Paris et sera notre nouveau responsable de la version italienne pour les 10 prochains mois. 

cafébabel : Où étais-tu et que faisais-tu la semaine dernière ? 

Stefano : J'étais à Budapest. Je tentais de saisir un maximum d'images de cette ville qui, d'une certaine façon, a pris mon coeur et mon âme pour toujours. Je cherchais aussi, entre autres, à laisser un travail que je ne fais pas avec passion et qui ne restera en moi de manière particulière.  

cafébabel : Et que faisais-tu encore avant ?

Stefano : Je me trouvais en Russie en train de courir après mon passeport qui avait décidé de partir sans moi jusqu'à Mourmansk dans les poches d'un chef de train zélé. Après l'avoir trouvé dans la troisième classe d'un train de nuit, il a eu la bonne idée de le ramasser et de le déposer au bureau des objets trouvés. Une histoire captivante ! 

cafébabel : Comment es-tu arrivé à cafébabel ?

Stefano : En tout premier lieu, c'est la curiosité qui m'y a amené. Puis, l'envie d'écrire et surtout la possibilité de le faire en totale liberté. C'est une chose qui est extrêmement difficile à faire en Italie, tout au moins sans avoir de la chance, des relations et de l'expérience. 

cafébabel : Et au journalisme ?

Stefano : Ce qui m'a conduit au journalisme est la créativité ainsi que l'envie de rendre simple et lisible ce que les gens ne veulent pas savoir volontairement, parce que cela leur semblerait trop compliqué. 

cafébabel : Si tu pouvais choisir une autre nationalité que la tienne, laquelle adopterais-tu ?

Stefano : Bah, en fait je suis satisfait de la mienne. Au fond, ce n'est pas si mal d'être italien. Tu as toujours un tas de stéréotypes à démentir pour étonner les gens autour de toi. Mais il y en a d'autres dont je suis assez fier.

cafébabel :Où peut-on te trouver le vendredi soir ?

Stefano : Bonne question ! J'adore le jazz, alors je vais dans un bar où l'on joue du saxophone. Mais j'aime aussi beaucoup les soirées non programmées en buvant une bière et en bavardant avec des amis.

cafébabel : Le meilleur livre, le plus mauvais film ?

Stefano : Solo bagaglio a mano, de Gabriele Romagnoli. Je ne l'ai pas encore fini. C'est un cadeau d'une personne qui, à ce qu'il paraît, me connait mieux que moi-même. Ce livre est bien parti pour être un des meilleurs que je n'ai jamais lu. Le plus mauvais film est The Mask 2. Il a détruit le souvenir que j'avais d'un des plus beaux longs métrages de mon enfance.

cafébabel : Un point positif et un autre négatif sur le fait de ne plus être en Italie en ce moment ? 

Stefano : Les gens qui ne comprennent pas pourquoi tu vas à l'étranger faire quelque chose qu'apparemment tu pourrais réaliser dans ton pays et qui te regardent avec scepticisme est une chose qui ne me fera vraiment pas défaut. Ce qui me manquera, à part notre café italien, est la spontanéïté des gens. Mais il me semble que pour le moment, les Parisiens se défendent pas mal dans ce domaine. 

cafébabel : Quelle est ta planète préférée ?

Stefano : J'aime bien les choses étranges, donc ... Neptune. Tu savais que les anneaux de cette planète ont une inclinaison à 90 degrés ? 

cafébabel : Comment vois-tu ta mission pour les 10 prochains mois au sein de cafébabel ? 

Stefano : Mon souhait est de diffuser des idées, amener de la curiosité et donner la parole à ceux qui pensent qu'écrire et être publié reste une chose de plus en plus difficile. Le reste viendra de lui-même !